BOLIVIE 2013‎ > ‎

08-BOLIVIE-ARGENTINE - Du 1er au 11 août 2013

Jeudi 1er août

Louis a presque terminé de remettre le turbo en place, lorsque je pars acheter le pain. A mon retour, il a l’air dépité, il cherche partout avec une tige aimantée, une petite rondelle. Elle reste introuvable, il craint qu’elle ait atterrie dans le turbo. Il redémonte tout pour vérifier, elle n’est pas dedans. Il finit par la récupérer sur un support du moteur et rassuré peut procéder au 2ème remontage du turbo. Le test moteur est positif mais  le temps de nettoyer les outils et le bonhomme il est 15 heures passées, nous restons là ce soir.

 Vendredi 2

Quittons le Copacabana après avoir bavardé avec Kate, une jeune irlandaise qui fait le tour du monde à vélo. Elle pense boucler son périple à Noël après 3 ans de découverte, de joie et de galère parfois. Nous sommes admiratifs, le mot est faible.

 

Nous voilà chez Diesel Potosi pour le réglage des injecteurs. Le patron ne sera là qu’après déjeuner, nous préférons l’attendre. En milieu d’après-midi, l’intervention est terminée, nous faisons faire la vidange et le graissage un peu plus loin.

Nous traversons la ville pour prendre la direction du sud et comme il fait nuit depuis un bon moment, nous nous arrêtons sur une petite place  à Cucho Ingénio.

 

Samedi 3

 La route asphaltée traverse des villages ou hameaux qui semblent plus ou moins abandonnés. Nous remarquons la présence du drapeau national sur les façades de nombreuses habitations et pensons d’abord que le Président Evo Morales va passer par là en se rendant à Potosi demain. En fait, c’est pour la Fête Nationale le 6.

 

Nous déjeunons sur un superbe balcon face aux roches rouges qui entourent Tupiza.

 

En arrivant dans cette ville, nous allons faire lessiver Gabi. En entendant notre tour, nous faisons la conversation avec un jeune chauffeur d’un tour opérateur qui fait le Sud Lipez, notre future destination. Actuellement, il neige dans la partie la plus sud-ouest, certains sites ne sont pas accessibles et il y a beaucoup de boue dans l’ensemble. Bon, on verra au moment d’y aller.

 

Nous trouvons un parking tranquille pour la nuit, assez près du centre car nous dinons au restaurant, après une balade à la féria et sur la place.

Dimanche 4

 Nous prenons la direction du sud pour sortir de Bolivie à Villazon.

 

Les douanes des 2 pays sont communes et les formalités rapides. Côté argentin, le contrôle du véhicule est plutôt draconien habituellement. Il est impossible de rentrer des produits laitiers, fruits et légumes, miel, viandes et charcuteries. Nous avons affaire à un fonctionnaire cool qui rentre dans la cellule uniquement par curiosité et regarde par tout sauf dans le frigo-congélateur. De toute façon, nous avions planqué les interdits.

 


Nous passerons le reste de l’après-midi et la nuit à la Quiaca, première ville argentine, que nous trouvons endormie. Nous étions déjà passés par là en 2011, sans pouvoir apprécier le secteur, nous circulions en dépanneuse. Nous avançons nos montres d’une heure.

 

Lundi 5 au mercredi 7

 

Les courses, le plein de gas-oil et d’eau et nous voilà prêts à faire découvrir la mythique Ruta 40 à Gabi. 


La gendarmerie nous a assuré qu’avec notre véhicule nous n’aurions pas de souci sur cette piste. En fait, elle est en très bon état et accessible à tous véhicules. Nous bifurquons pour une autre piste qui nous amène au Monument Nacional Laguna de Pozuelos.

 

A l’entrée du site, nous nous arrêtons chez les guardaparques pour nous inscrire mais il n’y a personne. Nous leur laissons un post-it sur la porte et nous approchons du lac, nous garons et continuons à pied sur environ 1 km.

 

A 3750 m, ce lac de 100 ha en époque sèche peut atteindre 15000 ha à son maximum, alimenté principalement par le Rio Cincel, au cœur de la Puna au climat aride où se concentre une riche variété d’oiseaux aquatiques, certains exclusivement de cette région.

 

Enfin, les grands espaces après cette overdose de musées, églises et autres monuments et le grand air après la poussière et les gaz d’échappement, nous allons passer la nuit dans ce cadre enchanteur avec pour seuls voisins les vigognes, les flamants et les guayatas.

 

A 8h30 au lit sur lequel nous avons rajouté un édredon bien confortable car il fait déjà moins 2°. Le chauffage se mettra en route, grâce au programmateur, lorsque la température intérieure atteindra 12°, merci Bernard !

 

Dans la nuit, la chaudière fonctionne mais l’aérotherme ne souffle pas d’air chaud. Louis se lève, regarde partout mais ne comprend pas ce qui se passe.

Le matin, il fait moins 13°8 dehors et 0° dedans, nous n’avons pas d’eau, tout est gelé.

En plus, avec l’électricité statique due à l’air très sec, je fais sauter la commande déportée  du convertisseur.
Grâce au groupe électrogène, nous réchauffons la cellule avec un radiateur électrique d’appoint plus quelques degrés d’un généreux soleil, nous pouvons prendre un petit déjeuner réconfortant.  Le technicien de service constate qu’il manque du liquide de refroidissement. Donc il en remet et tout redevient normal.

 

Nous pensions reprendre la Ruta 40 vers l’ouest pour explorer des recoins remarquables peu fréquentés, mais faisons cap à l’est vers la civilisation. 


La piste qui va à Abra Pampa est pourrie, style grosse tôle ondulée sur une cinquantaine de km. Nous retrouvons le goudron et  descendons jusqu’à Humahuaca à travers des paysages très colorés,  il y a peu de circulation.





Arrivés à cette destination, nous sommes déçus et trouvons ce village moche et peu hospitalier.
Nous continuons jusqu’à Tilcara, complètement différent, typique indien et agréable. 

Nous bivouaquons sur la costanera du rio Grande.

 

Une petite balade dans le centre puis nous allons jusqu’à la Laguna de Cerro Chico endroit recommandé par l’office de tourisme. Nous déjeunons dehors juste à côté de cette espèce de mare à canards entourée de joncs, on suppose que l’importance est liée à l’écologie………on a d’ailleurs oublié de faire des photos.

 Ensuite, par une piste étroite, sinueuse et un peu raide nous nous rendons à la Garganta del Diablo, à 8 km. 


Ce site est géré par la communauté aborigène Ayllu Mama Qolla Il s’agit d’un canyon crée par les mouvements de plaques tectoniques où les premières traces de vie aquatique et des restes paléontologiques sont apparues pétrifiées. Une cascade naturelle alimente le Rio Huasamayo.

 

Jeudi 8

 Nous prenons la piste, pas trop mauvaise, qui amène à la Serrania Hornocal (24km). Arrêts photos, pause déjeuner, nous arrivons à destination en début d’après-midi, à 4334 m d'altitude. Les roches colorées et façonnées offrent un spectaculaire décor, le site est époustouflant. Ces couches de calcaire appelé Yacoraite s’étendent depuis le Pérou.

 

Nous décidons de passer la nuit dans ce cadre enchanteur où il n’y a que le silence à écouter.

Le thermomètre descend jusqu’à moins 3° pendant la nuit (dehors), ce qui est tout à fait supportable.

 Vendredi 9 au dimanche 11

 Nous quittons les lieux en début d’après-midi, le vent devenu violent et froid soufflant du sud (Patagonie) ne nous permet pas de nous balader. La visibilité sur la vallée est réduite par la poussière de terre que les rafales soulèvent. Nous revenons à Tilcara où il fait moins 1° à 17h (habituellement aux environs de 20°). Il neige fortement vers le Chili dont le col d’accès est fermé, ce qui entraîne cette baisse de température.

Samedi, nous marchons vers les ruines d’un site inca, sur une colline de 60m, la Pukara de Tilcara ancienne forteresse et site religieux.

 

Nous terminons cette journée au restaurant Lapaceña, dîner animé par un duo musical du coin, dans une très bonne ambiance.


Il y a beaucoup de touristes argentins en vacances d’hiver actuellement. A la fin du concert, nous bavardons un moment avec nos voisins de table venus de Buenos Aires.

Dimanche, nous passons une partie de la matinée au bar Macoka pour le wifi, mais la connexion est très lente et hachée.


A la sortie de Tilcara, sur le parking d’une station service, nous apercevons deux campings-cars, nous faisons le détour pour les saluer.

 Il s’agit de deux équipages français, un couple du Var et une famille de La Rochelle. Pendant que nous bavardons avec eux, nous sommes abordés par des Argentins qui nous disent avoir de la famille dans les Pyrénées qu’ils ont visitées il y a quelques temps. Leur fille est actuellement à Argelès-Gazost et nous avons une connaissance commune. Le hasard de cette rencontre nous laisse stupéfaits……. (sur le derrière)

 

 

Nous arrivons à Purmamarca mais il est trop tard pour profiter des couleurs de la montagne, nous faisons un tour au marché très coloré aussi et continuons jusqu’au village de Lozano pour bivouaquer. Ce petit bourg connaît une effervescence inhabituelle à cette heure en raison du dépouillement du scrutin des primaires législatives et sénatoriales. Après quelques séries d’applaudissements le calme revient, enfin presque, parce les chiens se manifestent.

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