BOLIVIE 2013‎ > ‎

02-BOLIVIE - 25 juin au 1er juillet 2013

Mardi 25 juin

Il pleut un peu pendant la nuit et le ciel est mitigé lorsque nous nous levons.

Nous saluons Goldofreda qui accepte de poser pour la photo souvenir.


A part quelques passages déformés et étroits (c’est toujours là qu’on croise un camion), la piste est meilleure et les paysages toujours aussi beaux. Les moutons, chèvres, quelquefois vaches ou chiens sont teintés de rose, il s’agit d’une tradition pour la St Jean…
            

           

  

Nous faisons étape à Aïquile, ville ravagée par un séisme en 1998. Nous visitons la très belle cathédrale formée d’un bâtiment central de forme originale et de deux tours séparées.


Nous allons voir ensuite un atelier de Charangos, sorte de mandoline, très réputés dans le pays. Chaque année fin novembre, Aïquile célèbre la Feria del Charango et les plus beaux sont primés.


Dans l’après-midi, nous arrivons à Mizque, surnommée la Ciudad de las 500 Quitasoles (ville des 500 ombrelles) accessoire très utilisé ici.


L’église a subi peu de dégâts lors du séisme, mais elle a été joliment restaurée. 


Renommée pour son fromage et son miel, nous n’en avons pas trouvé, cette petite ville ne nous a pas séduit. Il est interdit de stationner presque partout, nous allons voir les berges du fleuve pour le bivouac mais c’est une décharge. Nous finissons dans un terrain libre à la sortie de l’agglomération.


Le lendemain, nous partons en direction de Totora, la piste étroite débute par deux gués mais devient assez bonne. 


Nous franchissons plusieurs cols à travers des paysages différents mais toujours superbes. Il fait beau, nous déjeunons au bord du fleuve et continuons vers cette ville également endommagée par le tremblement de terre. 

          


Dans ce secteur, les gens font sécher de la viande sur des fils, quelquefois près de la route.


Niché dans la vallée au pied du Cerro Sutuchira, nous découvrons ce charmant village colonial, bien restauré. Il y règne une certaine effervescence en raison de la Fête de la St Jean (encore) qui dure plusieurs jours ici.

      

Nous apprenons qu’il y a un combat de coqs, nous y allons. Sur les gradins les canettes et bouteilles de bière abondent et certains spectateurs n’ont plus soif. Nous assistons à une rencontre, les gens misent mais nous ne comprenons pas le fonctionnement de leurs paris.


Le combat cesse par abandon du propriétaire, son coq saigne beaucoup, le gagnant n'est guère mieux.

A l’extérieur, un autre jeu consiste à lancer un genre de pavé, un peu comme pile ou face. Les gens misent des petites sommes. Des corridas ont également lieu sans mise à mort, sorte de courses landaises.

Nous nous installons à côté du stade pour la nuit, à l’écart des festivités.

Jeudi 27

Jusqu’à Epizana, où les pneus finissent leur seconde vie sur les toitures, nous empruntons une piste pavée puis retrouvons le goudron de la Panaméricaine durant quelques kilomètres.


A nouveau, une petite piste pavée d’une vingtaine de km nous mène aux ruines d’Incallajta.


Il s’agit du deuxième site Inca le plus important en Bolivie surplombant le rio Machajmarka du haut d’un éperon montagneux, sur plus de 12 ha. Le parking est à 2950 m.

A l’entrée, une dame en train de filer de la laine nous propose ses services de guide.

Deux jeunes garçons Suisses rencontrés juste avant, nous ont donné le plan et les explications mais acceptons l’offre. Durant le périple elle tente de nous donner des explications mais parle le quechua et seulement quelques mots d’espagnol. 


Nous arrivons à suivre et comprenons aussi que lors de la fête du solstice (nouvel an pour eux) les participants ont eu à éteindre un début d’incendie d’herbes sèches. Par tradition, un lama est sacrifié et son cœur brûlé en offrande à la Pachamama, la Terre Mère, mais une rafale de vent a propagé le feu, maîtrisé par étouffements à l’aide de branches. Le reste de la bête est cuisiné et consommé au cours d’une nuit de beuverie, « todos bourrachos » nous avoue-t-elle. Nous n’avons pas compris son prénom. Elle vit dans une ferme voisine, a élevé 9 enfants et nous montre les terres cultivées à 3000 m, essentiellement du blé et des pommes de terre dont il y aurait plus de 200 variétés.

          


Nous descendons et reprenons la route asphaltée et nous arrêtons à Punata, petite ville qui vaut le détour surtout le mardi pour son grand marché organisé par quartier, quartier des pommes de terre, des piments, etc.. 


Nous goutons la Chicha sans alcool réputée la meilleure de Bolivie. Il s’agit d’une boisson à base de maïs fermenté pouvant être fortement alcoolisée. Nous avons surtout aimé le côté insolite de la Chicheria où nous sommes entrés.


Nous dormons à l’écart du centre et terminons notre circuit du Valle Alto, on a adoré !!!

Vendredi 28 au dimanche 30

Nous traversons Cochabamba, troisième ville du pays, plus de 500 000 h et nous rendons dans un camping de la banlieue, Villa Bonita. Très agréable, bien équipé et propre, protégé par un haut mur d’enceinte, nous ne passons pas sous le portique de l’entrée limité à 2m80. Le très gentil propriétaire cherche une solution auprès de collègues et nous offre un rafraichissement à base de fruits de son verger en attendant.

Nous sommes dirigés vers un complexe à Marquina, El Poncho, huttes rondes et divers hébergements, bar restaurant, piscine etc… Nous nous installons sur un grand terrain au pied du Cerro Tunari aux cimes enneigées avec une vue dominante sur la ville de Cochabamba.

       

Il fait très beau, nous décidons d’y passer le week-end et n’avons même plus envie d’aller visiter la ville en taxi. Au programme, dépoussiérage et maintenance et surtout détente dans ce cadre paradisiaque.

Nous faisons la connaissance de Capucine et Mathieu, deux jeunes français bénévoles installés là pour quelques mois.


Nous testons le restaurant avec du lechon à l’horno (cochon de lait au four) mais la cuisine est moyenne.


Lundi 1er juillet

Nous allons jusqu’à Quiacollo, à 7 km et faisons un tour dans le centre. 


Du 14 au 18 août, cette ville connaît le plus important pèlerinage du pays pour fêter la Virgen de Urkupiña. La vierge Marie serait apparue plusieurs fois à une jeune bergère qui aurait crié Orkopiña « là sur la colline ! ». L’histoire ne dit pas si elle était parente de Bernadette Soubirous. Des troupes de musique et de danse folklorique viennent de tout le pays et la foule serait plus occupée aux libations qu’aux dévotions.

      


Vers la mairie, nous nous heurtons à une foule de manifestants et à un bataillon de policiers armés jusqu’aux dents. Nous changeons de secteur et nous trouvons dans la même situation. Nous apprenons qu’un groupe demande la disparation des petits commerces dans la rue, les autres contremanifestent pour sauver leurs étals.


Nous décidons d’aller jusqu’à Cochabamba pour déjeuner et visiter cette ville dynamique au climat agréable. La place du 14 septembre à l’allure espagnole avec ses arcades, la préfecture, la cathédrale, la place Colon nous suffisent.

       



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