BOLIVIE 2013‎ > ‎

05-BOLIVIE - Cordillera de los Frailes


Jeudi 18

A 6h00 nous passons à Cadena Tours prendre Sonia, notre guide qui pendant deux jours va nous faire découvrir l’imposante Cordillère de los Frailes, frontière entre les départements de Chuquisaca et Potosi. Cette zone est peuplée de communautés Jalq’a, de langue quechua, qui vivent de cultures de blé, orge, maïs, pommes de terre et d’élevages de chèvres et moutons.


Depuis une dizaine d’années, ces villageois ont mis en place des hébergements et des services pour développer le tourisme sans perdre leurs traditions. Des ateliers de tissage se visitent (sans photos) où l’on peut acheter de belles pièces.


Après 35 km, moitié asphalte moitié piste pavée, nous nous arrêtons à la Capilla de Chataquila très en harmonie avec le paysage et témoin de faits historiques. Nous laissons le camion à côté.


Nous entamons une randonnée de 5 heures pour nous rendre à un site de peintures rupestres d’environ 2500 ans. Un sentier Inca rocailleux flanqué de rochers escarpés part vers une crête à 3800m et permet de découvrir tous les motifs peints en rouge et blanc sous un rocher en saillie. Les paysages superbes nous font oublier les pentes raides, le vent froid des premières heures et la chaleur des suivantes.



De retour au parking, nous prenons la piste de terre qui va à Chaunaca où Sonia nous sert un délicieux repas typique bolivien.


Nous allons ensuite dans un cratère de 8 km de diamètre qui abrite le village de Maragua et quelques hameaux disséminés. Cette formation surnaturelle est parfois appelé le nombril de Chuquisaca dont l’origine donne lieu à deux versions, éruption volcanique ou chute d’un météorite. 


Une heure de marche supplémentaire pour aller voir l’ancien village et son église, ouverte, comme dans la majorité des villages communautaires, une fois par an à l'occasion de la fête patronale puis la cascade et la Garganta del Diablo. 



Il fait nuit lorsque nous rentrons au « refuge » où nous croisons Cécile et Flo, deux jeunes Français visitant la Bolivie et le Pérou. Fatigués, nous nous couchons à 8h30 après un dîner léger.

vendredi 19 juillet 2013

Sonia nous a préparé le petit déjeuner, d’irrésistibles beignets que nous tartinons avec du dulce de leche ou de la confiture et l’api, une boisson chaude à base de maïs violet aromatisé au citron et à la cannelle.


Une superbe randonnée (4h) nous amène à Niñu Mayu où des empreintes de dinosaures sont nettement visibles. Les couleurs sont spectaculaires durant le parcours et des fossiles apparaissent dans la roche.


Tous les jours, les enfants des hameaux et de fermes isolées viennent à l’école de Maragua, pour certains cela représente 3 à 4 h de marche. Quelques uns ne sont pas scolarisés et exécutent des tâches pénibles malgré leur jeune âge. Nous avons croisé une adorable petite fille de 8 ans allant chercher de l’eau dans une grande bassine pour faire boire les vaches.


Nous revenons au village pour le repas suivi d’une visite du cimetière au milieu du cratère datant de l’ère préhispanique et du musée d’Irupampa. Le ciel s’est assombri de manière menaçante et le vent de plus en plus fort soulève la terre réduisant la visibilité. Nous renonçons à sortir et décidons de rentrer à Sucre.

Dans ce secteur, il n’y a pas de bus. Les gens attendent qu’une opportunité se présente pour aller à la ciudad, le plus souvent des camions venant charger des produits agricoles.


Sur la place, une dame attend près de Gabi, c’est l’institutrice. Elle nous demande si on peut la porter, plus loin nous prenons deux gamins qui vont à l’école de musique militaire. A six, nous sommes complets.

Seuls, il serait difficile voire impossible de trouver les sentiers sans balisage ni panneau indicateur et la communication avec les paysans très limitée.


Nous avons apprécié les services de Sonia, une guide très professionnelle et attentionnée.

Elle est très impliquée dans le développement de cette région très pauvre et œuvre pour aider la population qui lui réserve un bon accueil.


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