BOLIVIE 2013‎ > ‎

09-BOLIVIE - du 22/08 au 01/09/2013

Jeudi 22 août 2013

Nous faisons les pleins habituels, complétons le congélateur en bonne viande et nous présentons au poste frontière. Pour la première fois, lors d’une sortie du pays, le douanier demande à contrôler l’intérieur et fait ouvrir tous les placards et tiroirs en posant des questions relatives à l’aménagement. Nous supposons qu’il a lui aussi un projet derrière la tête.

Le temps change dans l’après-midi et nous arrivons à Tupiza sous un ciel assombri. 



Nous reprenons notre bivouac et partons dans le centre pour tenter de mettre le site à jour. A la Quiaca, nous avions passé deux heures pour envoyer 3 mails…..

De retour au camion, une fanfare répète juste à côté et on ne s’entend plus parler. Heureusement, cela se termine vers 21 heures.

Avant de quitter Tupiza, nous passons dans une gomeria pour faire arranger le pneu arrière droit qui présente une entaille causée sans doute par une pierre saillante.

Nous déjeunons et sortons de la ville en direction d’Uyuni. J’avais remarqué sur la carte qu’il s’agissait d’une piste, maintenant la route est goudronnée, me dit Louis, 200 km, dans trois heures nous y sommes. Le GPS indique presque aussitôt de tourner à gauche et c’est bien une piste !!



Le passage à travers les quebradas nous enchante et nous fait oublier les cahots et la poussière. 



Le paysage change lorsque nous abordons la montée vers le col à 4000 m mais nous offre des panoramas grandioses. 



Notre moyenne n’est pas celle escomptée, il fait nuit et envisageons de rouler une heure de plus pour dormir à Atocha. 



Finalement, nous nous arrêtons un peu avant dans un hameau « Solana », garé contre un bâtiment qui nous protège du vent froid.



Nous repartons après une bonne nuit et parcourons une douzaine de kilomètres lorsque la piste s’arrête au bord de l’eau. Heureusement, nous ne sommes pas arrivés là hier, de nuit. Louis part en repérage et aperçoit des traces de passage ainsi qu’un véhicule roulant de l’autre côté. 



Il faut donc passer par le lit du fleuve en cherchant les endroits peu profonds et atteindre de la façon la plus insolite cette ville accrochée à sa falaise. Comment fait-on à la saison des pluies ?



Nous nous élevons à nouveau, puis alternons petites montées et descentes traversant un environnement de cinéma, style western, pas étonnant que Butch Cassidy et Billy The Kid aient trainé leurs bottes dans ce secteur.





Nous atteignons ensuite un plateau bien balayé par le vent qui rend la piste horriblement cassante. De temps en temps, des passages parallèles un peu plus fins faits par des camions ou des 4x4, permettent de rouler un poil plus vite. Sur ces tronçons, il me semble que Louis s’entraine pour le Dakar 2014 qui passera par là, on a même frôlé l’ensablement.

Nous terminons ce trajet sous un ciel nuageux et menaçant, à travers une végétation d’immondices et sacs plastiques. L’arrivée à Uyuni donne presque envie de pleurer.



Nous nous garons sur une large avenue conseillée par la police locale, il se met à neiger en début de soirée.

Dimanche, nous allons faire un tour dans le centre, en zigzagant pour éviter les poches plastiques et autres cochonneries soulevées par le vent glacial qui atteint jusqu’à 90 km/heure.



Pour nous réconforter dans ce lieu sinistre, nous fêtons la St Louis avec un bon repas et un bon vin.

Lundi 27

Le soleil est revenu, profitons-en !

Nous passons nous renseigner sur les conditions météo et l’état des pistes de la pointe sud-ouest de la Bolivie, le Salar d’Uyuni et Los Lipez. Pour la première partie, tout va bien et nous pourrons aller jusqu’à la Laguna Colorada. Pour la suite, d’abondantes chutes de neige empêchent l’accès à certains sites et la frontière vers le Chili est fermée.

En attendant une amélioration, nous optons pour le Salar d’Uyuni.


Nous partons à la station service. Sur deux files, une vingtaine de 4x4 de tours opérateurs attendent l’ouverture des pompes essence. Nous sommes servis assez rapidement en gasoil et passons plus de temps pour régler.

Nous roulons jusqu’à Colchani, dernier village avant le salar. Nous n’avions pas imaginé ce petit bourg aussi délabré, on pourrait penser qu’un bombardement l’a détruit. Nous trouvons un endroit pavé, la place de l’église, bien ensoleillée et moins poussiéreuse.



Lors d’une balade nous apprenons qu’il y a environ 150 habitants. L’usine de traitement du sel ne fonctionne plus, chaque exploitant procède à l’iodation.



La nuit sera fraiche avec moins 10.7.

Mardi 28

Le Salar d’Uyuni : Nous voilà prêts à découvrir l’immense désert de sel, le plus grand du monde, à 3653 m.



Il y a quelque chose de magique lorsqu’on parcourt 80 km sur cette étendue inhabituelle d’une blancheur aveuglante qui nous fait penser à la neige mais cela ne glisse pas. Nous abordons l’Isla Inca Huasi, au cœur du salar. 

4 motards argentins s'apprêtent à reprendre la piste et Louis en profite pour aller faire un brin de causette avec eux.                  Ils nous offrent des cacahuètes de leur production.



Un circuit bien aménagé et balisé au milieu des cactus millénaires d’une dizaine de mètres permet de profiter du panorama sur 360°.



Un premier lac, le lago Minchin recouvrait la majeure partie sud-ouest de la Bolivie. Il s’évapora et l’endroit resta sec 14000 ans avant l’apparition du Lago Tauca qui ne subsista que 1000 ans. Il laissa deux grands plans d’eau Lagos Poopo et Uru Uru et deux vastes concentrations de sel, les Salares d’Uyuni et de Copaisa.

Dans cette partie de l’altiplano les cours se perdent dans les terres ; les dépôts de sel proviennent des minéraux lessivés des montagnes et accumulés au point le plus bas. (Lonely Planet)

La superficie est d’environ 12 000 km2 (180 km d’Est en Ouest et 80 km du Nord au Sud), les réserves évaluées à 1 milliard de tonnes et la production annuelle estimée à 25000 tonnes.



Les hommes piochent et creusent pour dégager des briquettes de sel non iodé.

Dans cette saumure se trouve la moitié des ressources mondiales de lithium, (8 à 10 Gr par Kg de saumure) minerai très efficace et rapidement rechargeable déjà utilisé dans les batteries de téléphones et ordinateurs portables et appareils photos numériques. Comme on lit dans les guides, la Bolivie deviendra-t-elle l’Arabie Saoudite du lithium ?

Vers midi, les touristes envahissent la zone, nous contournons l’île et déjeunons dehors dans un calme absolu avec l’intention d’y passer la nuit. Vers 16 h, un garde nous demande de revenir au parking, ailleurs le stationnement n’est pas autorisé.



Nous n’aurons qu’un voisin le camion d’Olivier, Belge, voyageant avec un couple d’amis.



Mercredi en fin d'après-midi, nous revenons à Uyuni.



De jeudi à samedi

Nous faisons dessaler et lessiver le camion puis allons nous informer sur le temps à venir : importantes chutes de neiges prévues cette fin de semaine, pistes fermées en direction du Chili.

Nous décidons d'attendre un peu, sans amélioration nous changerons notre programme.

Dimanche 1er septembre

Les conditions deviennent favorables, nous envisageons d'entamer notre circuit vers le Sud-Ouest.



En allant faire une course de dernière minute, à pied, nous voyons de nombreux véhicules bloqués devant la Policia. Renseignements pris, il s'agit d'une journée nationale sans voiture ; ceux qui ne respectent pas ont leur véhicule « séquestré » jusqu'à 17 h. C'est pas de veine pour nous, nous restons donc un jour de plus dans cette cité inhospitalière. Pour nous consoler, nous nous régalons d'un pique macho dans un resto du centre.

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