ARGENTINE 2013‎ > ‎

04 - du 12 au 21 août 2013

Du lundi 12 au dimanche 18 août

Louis s’aperçoit qu’il manque encore du liquide de refroidissement, il y a donc fuite. Comme nous ne sommes pas loin de San Salvador de Jujuy (250.000 h) nous nous rendons chez le concessionnaire Renault. Un chef mécano vient voir ce qui se passe et nous dit que s’il n’a pas les pièces, nous ne pouvons pas accéder à l’atelier. Il nous donne rendez-vous à 14 h30 pour nous amener dans un autre garage. Nous le suivons donc un peu plus tard, il nous fait garer au milieu de véhicules malades. Louis lui demande si c’est son domicile et son atelier non déclaré ? Il répond que oui et que nous pouvons rester là la nuit, il y a des commerces à proximité etc… Il passe une heure sous le capot puis repart chez Renault. Tout cela nous paraît bizarre et ne nous inspire pas trop. Louis remet en place les outils et nous quittons les lieux. Nous allons le voir pour lui annoncer que nous ne donnons pas suite.

Compte tenu de l’heure, nous allons sur le parking d’une grande station service pour la nuit.


Nous dînons et passons la soirée à la brasserie pour mettre le site à jour. Le lendemain, il nous faut la matinée pour répondre à nos mails et communiquer avec les proches.

Apparemment il n’y a plus de fuite depuis que Louis a resserré le thermostat.


Nous entamons la remontée vers la Bolivie et faisons étape à Lozano pour la nuit.

Avant de repartir le matin, nouvelle vérification, il manque encore du liquide. Une inspection détaillée laisse apparaître une fuite du radiateur. Nous nous rendons chez le garagiste à côté qui nous confirme l’origine de nos ennuis. D’après lui le gel en est la cause. Nous avons fait remplacer ce radiateur juste avant notre départ, en mars et nous nous demandons comment le liquide a pu geler à moins 14°.

L’employé du garage procède au démontage et part à Jujuy faire réparer, Louis l’accompagne.

Nous passons une deuxième nuit à Lozano.

Nous pensons qu’il vaut mieux tester la réparation et rester dans les environs. Nous allons dans un hypermarché de la banlieue de Jujuy, cela fait longtemps que nous n’avons pas fréquenté ce genre d’établissement et y passons presque la demi-journée. En périphérie de la ville, Louis cherche une chute de plexiglas ce qui nous occupe le reste de la journée. Intéressant, non ?


Le lendemain, nous repartons jusqu’à Tilcara et tout à l’air de bien se passer côté refroidissement. Nous continuons jusqu’à Humahuaca et pour ne pas rester sur l’impression défavorable de notre passage à l’aller, nous faisons une halte plus approfondie.


Nous croisons un couple argentin Graziella et Raoul, eux aussi « casirellos », porteur Mercédès et cellule faite à la Plata. Nous passons une intéressante soirée avec eux.


Dimanche en fin de matinée, nous approchons de la place centrale, où une foule de touristes, en majeure partie argentins, attend, appareils photos en mains. On se dit qu’il va se passer quelque chose, il y a même la télé.


A midi, sur un petit balcon, apparaît un automate sous les traits de San Francisco, il bénit l’assistance pendant quelques secondes puis disparaît sous les applaudissements et les portes de sa cachette se referment.

Graziella et Raoul viennent nous saluer, nos routes se séparent.

Un tour dans les rues animées, envahies par la foule déversée par les bus en provenance des provinces voisines, nous fait réviser notre appréciation sur cette localité qui finalement possède un centre ville plutôt agréable.


Lundi 19


Une dernière vérification sous le capot rassure Louis ; plus aucune trace de fuite. Cela ne l’empêchera tout de même pas de contrôler à chaque arrêt.

Nous prenons la direction du Nord et quittons l’asphalte après une vingtaine de km. La piste, caillouteuse, inconfortable, s’élève progressivement jusqu’à 4.000 m dans un environnement grandiose.



 Dès l’abord des 21 km de descente, le paysage se pare de nouvelles couleurs. Au fil des lacets nous découvrons un panorama époustouflant. 


L’approche d’Iruya, notre étape du jour, nous laisse sans voix. L’érosion a façonné les falaises tout au long du rio Iruya, leur donnant des formes torturées auxquelles un mélange de couleurs vient apporter la touche finale. 



Accrochée à flancs de montagne, sur chaque rive du fleuve qui la coupe en deux, reliée par une passerelle piétonne récemment inaugurée, la ville compte près de 6000 habitants. 



Rues pavées, pentues, tortueuses et étroites sont peu adaptées à la circulation d’aujourd’hui. Nous trouvons un petit coin presque plat, plaza Tablada, pour y passer la nuit en toute tranquillité.



Nous grimpons jusqu’au mirador qui surplombe l’agglomération pour jouir d’une vue imprenable sur la ravine.



Les commerces sont fermés, certains ouvrent vers 18 h, aujourd’hui est un jour férié en l’honneur de l’incontournable San Martin nous dit-on.

Les nombreux hébergements et restaurants témoignent d’une fréquentation touristique importante. Nous avons d’ailleurs croisé beaucoup de français en cours de route (piste).

Mardi 20

Nous reprenons la piste en sens inverse, déjeunons dehors, sur le balcon à 4.000 m : sublime !


Au terme des 48 km de secousses en tout genre, nous retrouvons le goudron de la RN 9 jusqu’à Pumahuasi où nous choisissons de passer la nuit.


Une nouvelle étape à La Quiaca met un terme à notre séjour en Argentine.

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