37 - Uruguay

Du mercredi 15 au lundi 27 décembre 2010

 

Après la traversée du Puente Internacional, depuis peu rouvert à la circulation (des Argentins opposés à l’installation d’une usine de pâte à papier de l’autre côté du fleuve Uruguay en ont bloqué l’accès pendant de nombreux mois), nous entrons en Uruguay.

 

Les douaniers souriants, plaisantent car ils voient rarement des véhicules français par cette frontière et justement arrive un autre camping car, un jeune couple de toulousains.

 

Coincé entre les 8.456.000 km2 du Brésil et les 2.800.000 de l’Argentine, les 174.810 de l’Uruguay attirent tout de même la visite de 2 millions de touristes chaque année, pour une population de 3.250.000 h.

 

Nous traversons Fray Bentos, Mercedes, Dolores, clic-clac quelques photos et bivouac à Cañada Nieto, dans le parc arboré du Temple Evangélique.
 

 

Premier contact chaleureux avec les habitants de ce petit village peu habitués à voir des touristes.

 

Colonia Del Sacramento, sur la rive du Rio de La Plata, 30.000 hab. reliée à l’Argentine par ferries (Buenos Aires 60 km), nous séduit. En particulier son quartier historique, Patrimoine Mondial de l’Humanité, véritable musée à ciel ouvert, avec ses rues pavées, abondamment fleuries, bordées de maisons coloniales décorées de faïences, empreinte laissée par les Portugais.
 

 

Nous visitons 6 musées sur 8 (le Museo del Periodo Historico Español et le Museo Paleontologico sont fermés), le phare, etc.

 

Sur la Plaza Mayor 25 de Mayo a lieu le tournage d’un spot publicitaire pour le fromage St Moret qui sera diffusée à la TV française courant janvier.

 

Nous passons 2 nuits à Playa El Balneario.
 

 

Montevideo, la capitale, 1.300.000 h. Nous y arrivons le samedi après midi, tout est fermé, il fait gris, tournons un peu dans le centre, tristounet.

 

Nous stationnons devant l’hôtel Ibis (où nous allons bivouaquer) et flânons sur la Rambla  jusqu’au Teatro Municipal de Verano Ramon Collazo, la température a chuté, 13° à 19 h.

Un immense parc, avec terrain de golf, continue jusqu’à la Punta Carretas, extrême Sud de la ville.

 

Nous faisons la connaissance de Gustavo, qui nous recommande quelques lieux à visiter. Nous commençons par la Feria Tristan Narvaja. Une foule impressionnante s’y retrouve tous les dimanches, mate à la main et thermo sous le bras ! On y trouve de tout, même des serpents ou autres migales, bbbrrrr !
 

 

Nous déjeunons au Mercado del Puerto, grande halle en fer forgé où sont rassemblés une multitude de restaurants puis déambulons dans les rues de la Ciudad Vieja.

 

Nous passons la 2ème nuit sur le parking du Yacht Club Uruguayo, beaucoup plus calme que la précédente et continuons la visite de la ville.

 

Las Casas Quintas, somptueuses résidences d’été des riches ganaderos (éleveurs) du XIXème siècle, près du Parque Prado. Le Palacio Legislativo, el Estadio Centenario où fut organisée la première coupe du monde de football en 1930, gagnée par l’Uruguay, la Puerta de la Ciudadela, le Teatro Solis, le Palacio de la Presidencia, le Parque Rodo, etc.
 

Les sites éparpillés et le stationnement pas toujours serein ne facilitent pas la visite de cette ville pourtant intéressante.

 

Nous continuons vers l’Est, en longeant le Rio de la Plata dont les 200 km de large font oublier qu’il s’agit d’un fleuve, bordé de belles plages de sable clair et de superbes résidences secondaires. D’ailleurs à Montevideo on a coutume de dire « bord de mer » ou « vue sur mer ».

 

Peu après Las Flores, la bien nommée, nous nous installons à Playa Verde pour y passer la nuit. C’est un quartier résidentiel avec des villas toutes plus belles les unes que les autres, fermées pour la plupart.

 

Nous arrivons à Piriapolis, cité balnéaire très prisée et nous installons au camping. Nous profitons de la magnifique vue sur 360° depuis le Cerro San Antonio, face au Pan de Azucar.
 

 

Punta del Este, qui marque la limite fleuve/océan, ne nous retient pas longtemps. C’est un gigantesque alignement de gratte-ciel, de restaurants chics et boutiques de luxe ; pas trop notre tasse de thé !

 

A José Ignacio, cité de fortunés et célébrités (Shakira y possède une résidence), seules les villas somptueuses y ont leur place. Nous bivouaquons devant l’une d’elles, au bord de l’Atlantique. Notre présence ne semble pas troubler le personnel qui s’y affaire ! Ciel gris, quelques gouttes de pluie dans la nuit.

 

Par une piste longeant l’Océan nous atteignons Laguna Garzon que nous traversons en bac (gratuit). Ici pas de constructions, plage déserte à perte de vue mais à Laguna de Rocha, fin de la piste. Nous revenons sur nos pas et reprenons la route principale qui nous conduit jusqu’à Punta Del Diablo, ancien petit village de pêcheurs : 600 habitants, 30 à 35.000 dans quelques jours avec l’arrivée massive des touristes !
 

 

Ses maisons très colorées, son ambiance plutôt baba cool, on y vit à 2 à l’heure, la chaleur sans doute…

 

Le propriétaire d’un petit immeuble nous autorise à bivouaquer sur son terrain, face à la mer où nous passons 3 jours paisibles.

 

Pour pimenter notre séjour, je ferme le fourgon avec les clés à l’intérieur. Heureusement le toit est levé et en déchirant une moustiquaire (quand je pense au mal que je m’étais donné pour la changer) je réussis à m’y introduire.

 

Dimanche 26, nous dînons au Cero Stress, le restaurant de Bernardo, un ami de Gustavo.

 

Une grosse vis s’est plantée dans un pneu et il se dégonfle lentement. Comme il n’y a pas de gomeria sur place, un bon coup de pompe suffira pour faire la cinquantaine de km qui nous sépare de Chuy, ville frontière avec le Brésil. 70 pesos, soit un peu moins de 3 € la réparation.

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