43 - Brasil-Argentina : Iguaçu et Iguazu !

Du 06 au 14 février 2011     
écrit par Louis

Pendant deux jours nous roulons vers l’Ouest à travers une végétation tropicale, exubérante, entre mer et montagne, qui nous conduit à Foz Do Iguaçu, dernière étape de notre périple Brésilien. Nous nous installons au camping Paudimar Centro, à proximité du centre ville

La pluie invitant au shopping, nous nous rendons à Ciudad Del Este, au Paraguay, en bus, évitant ainsi les formalités douanières. Ciudad, port franc sur les bords du Rio Paranà, est une véritable jungle commerciale : matériel électronique et informatique, parfums, alcools, vêtements, etc.

Nous sommes sollicités  par les vendeurs, racoleurs, camelots à chaque pas dans une avenue grouillante où l’on peut s’équiper en Adidas, Nike et autres marques piratées. Nous faisons un tour dans une galerie haut de gamme avec tous les produits de luxe, la plupart français. Nous rentrons à Foz sans achat et apprécions le calme retrouvé.

Le soleil revenu, nous prenons le bus pour aller voir les chutes d’Iguaçu.
 

Il ne s'agit pas à proprement parler d'une chute, mais d'un ensemble de 275 cascades formant un front de 2,7 km environ. La plus haute d'entre elles atteint 90 m. L'ensemble des cascades déverse jusqu'à six millions de litres d'eau par seconde.
Ces chutes interrompent le cours de la rivière Iguaçu, affluent du Paraná, entre l'État brésilien du Paraná et la province argentine de Misiones.
 

De chaque côté de la frontière, les chutes font partie d'une réserve naturelle : le parc national d'Iguazú (Argentine) et le parc national d'Iguaçu (Brésil). Ces parcs ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO en 1984 et 1986, respectivement.

 

La majorité des chutes sont sur le territoire Argentin, ce qui offre, côté Brésilien une vision spectaculaire. Un bus mène aux différents points de départ des visites, dont la cascade la plus impressionnante, la Garganta del Diablo (un U de 700 m de long et 150 m de large et 90 m de haut). Par une série de passerelles, nous approchons à quelques mètres seulement, avec en prime, la douche gratuite !
 
 

Fabuleux et inoubliable !

Dans la foulée nous visitons le Parque das Aves, tout proche, où nous découvrons des oiseaux admirables, menacés de disparition pour la plupart, même si on préfèrerait les voir en liberté.
 
Le lendemain nous allons visiter de barrage d’Itaipu Binacional.
Construit à parts égales par le Brésil et l’Uruguay, c’est la plus grande centrale hydroélectrique du monde (après le barrage des Trois-Gorges en Chine), achevé en 2006. Il ne fait néanmoins pas partie des plus grands barrages du monde.
 
Il est situé sur le fleuve Paraná et produit 25 % de l'énergie électrique consommée par le Brésil et 90 % de celle qui est consommée par le Paraguay. La capacité de production de la centrale est de 12,6 GW (18 unités de 700 mégawatts chacune). Son premier générateur est entré en service en mai 1984 ; le dernier, le 9 avril 1991. Deux nouveaux générateurs mis en fonction en 2006 ont porté la capacité de production à 14 GW, ce qui porte la production annuelle d'Itaipu à plus de 100 milliards de kilowatts heure (ou 100 TWh = térawatts heure) dont le Brésil en consomme 90 %.
Nous optons pour le Circuito Especial car il inclut la visite de l’intérieur de l’ouvrage.
 
A la tombée de la nuit, retour à Itaipu. Escorté par la police, un bus nous ramène sur le site pour assister à la Iluminacion du barrage. Installés, dans l’obscurité, sur les gradins qui font face au vertedero, nous voyons celui-ci s’illuminer progressivement au rythme d’une musique classique. Pensant voir un spectacle son et lumière à l’échelle du monument, nous restons un peu sur notre faim.

Nous quittons le Brésil et nous installons au Complejo Americano, à Puerto Iguazu, Province de Misiones, Argentina, pour visiter les cataratas côté Argentin. Nous cherchons un coin herbeux car les pluies abondantes de ces derniers jours ont transformé le camping en bourbier et cette terre rouge, omniprésente dans la région, est particulièrement salissante et extrêmement difficile à nettoyer.

Là aussi nous faisons une première approche en bus puis el Tren ecologico nous conduit au départ des circuits de visite superior et inferior.
 
 
 
La passerelle du premier serpente au dessus des chutes, au plus près de l’eau. Celle du second offre une vue du bas, bien arrosée elle aussi !
Un deuxième parcours en train nous dépose au départ d’une très longue passerelle qui enjambe le fleuve en zigzagant au ras de la surface, pour se terminer au dessus de la Garganta del Diablo, à quelques mètres de celle-ci.

Ahurissant et tout aussi inoubliable !

Les photos (ainsi qu’une vidéo lorsque nous aurons une meilleure connexion) sont plus évocatrices et nous manquerions de qualificatifs pour décrire ces sites, hors normes, qui marquent les esprits !

Plus de photos dans les sous-pages ci-dessous :

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