42 - Rio de Janeiro

Du 29 janvier au 6 février 2011 
 

Depuis une dizaine de jours, le temps est au beau fixe.

 

Une quarantaine de kilomètres nous séparent de Rio de Janeiro. Nous quittons le camping après déjeuner.

 

 

Le trajet se passe bien, la circulation est assez fluide, la signalisation impeccable et le GPS nous facilitent l’arrivée à l’hôtel dans le quartier Flamengo, où nous avons également  réservé une place de parking, sans supplément. Ce détail n’est pas enregistré, il n’y a pas de garage pour nous. Vous pouvez laisser votre véhicule dans la rue nous dit la réceptionniste. C’est ça, une semaine pour bien se faire repérer avec une plaque étrangère !

 

Nous trouvons un estationamento tout près, sur l’avenue Catete, à 13,20 E par 24 heures. Nous passons cette première nuit en précisant que si nous n’avons pas de place demain nous partons.

 

Dimanche matin, tout s’arrange, pas de problème pour la voiture.

 

Nous attaquons le périple par le Parque Nacional de Tijuca. Nous traversons le quartier de Laranjeiras au milieu de la verdure et des maisons cossues (mais quelquefois défraichies) anciennes propriétés des « barons du café ». Nous sommes stoppés au pied de la côte qui permet l’accès : un groupe de jeunes propose leurs services. Nous embarquons Léandro, qui fait le guide pendant ses vacances et les week-end, afin d’améliorer le salaire perçu pour son principal emploi.

 

 Une route sinueuse à travers une belle végétation nous conduit jusqu’au mirador de Dona Marta (362 m) d’où l’on a une superbe vue panoramique sur le Pain de Sucre, le Corcovado, le stade de Maracana, les plages, les îles, les favelas etc…

 

 

Nous continuons vers le Cristo Redentor do Corcovado. La file de véhicules est impressionnante et les gens se garent à plus d’un km de la billetterie et du départ des navettes obligatoires pour aller plus haut. Ce matin, sept paquebots ont déversé leur flot de touristes qui font pour la plupart ce site et le Pain de Sucre avant de repartir en fin d’après-midi.

 

 

Leandro a ses connaissances et quelques privilèges, nous sommes acceptés sur le parking des professionnels pendant qu’il achète nos billets sans passer par la file d’attente.

 

 

Nous lui donnons son dû et il nous case dans la première navette ce qui nous fait éviter une autre queue.

Cette excursion est réalisable sans accompagnateur mais il faut aussi faire du social.

 

Revenons à ce Christ, il mesure 30 m, sur un piédestal de 8 m et pèse 700 tonnes, réalisé par un sculpteur français Paul Landowski. Là aussi, la vue est gigantesque sur la baie et ses îles, la ville et les grandes plages à ses pieds et beaucoup de points d’intérêt.

 

 

Ensuite, nous faisons une belle balade dans la forêt du parc Tijuca, ce véritable poumon pour les Cariocas (habitants de la capitale) au milieu des marcheurs, joggeurs, cyclistes et adeptes de la douche à l’eau de la montagne.

 

 

C’est par le Jardim Botanico que nous conclurons cette journée. Près de 9000 espèces cohabitent sur 137 ha, dont 55 sont ouvertes au public, une partie d’un terrain cédé par une ancienne fabrique de poudre.

 

 

Et comme c’est dimanche, nous nous offrons un excellent rodizio près de la plage, au pied du Pain de Sucre. Pour débuter, un buffet d’entrées astronomique et gastronomique : salades de crudités et légumes incroyables, sushis, fruits de mer etc… puis, heureusement on a gardé de la place, le défilé des serveurs qui détachent avec habileté des tranches de différentes viandes succulentes d’une grande épée, le tout  à volonté. Ce n’est pas donné mais tellement bon !

 

Nous retournons vers l’hôtel et une erreur d’aiguillage nous fait passer par un quartier peu recommandable de nuit, le Centro, complètement déserté les fins de semaine. Ce n’est pas sérieux, on nous a bien dit qu’il ne fallait pas rouler la nuit,  ouf, tout se passe bien.

Le veilleur de nuit de l’hôtel nous dit que le garage est complet !! Louis n’est pas du tout content, hors de question de laisser le fourgon dans la rue. Après avoir sorti 3 ou 4 voitures, nous rentrons la nôtre avec un chausse-pied.

 

Lundi nous téléphonons à Fernando, rencontré dans la rue et propriétaire de studios. Nous déménageons et à midi, nous sommes installés dans la même rue, au 4ème étage, avec fenêtre sur un parc, d’où nous apercevons des petits singes.

 

Nous prenons le métro et partons au cœur de la ville. Nous déambulons tantôt dans les rues animées et colorées, tantôt dans les monuments et églises pour la visite et aussi se mettre un peu au frais et à l’écart du brouhaha. 

 

 

La météo prévoit un changement de temps, durant cette quinzaine de chaleur, l’humidité s’est accumulée et les orages vont éclater.

 

Mardi nous allons au Pão de Açucar, nous avons de la chance, la circulation est fluide, nous trouvons une place sur le parking surveillé et n’attendons pas pour la billetterie et le téléphérique. Une petite halte au Morro da Urca pour un premier tour d’horizon puis l’arrivée à 396 m sur cette masse rocheuse connue dans le monde entier d’où l’on a une vue exceptionnelle. On en prend plein les yeux même si le ciel devient chargé.

 

 

Nous déjeunons à Copacabana puis longeons sa plage légendaire et incontournable, longue de 4,5 km, berceau de la bossa nova et connue de toute la planète.

 

 

Encore très fréquentée, elle est détrônée par Ipanema et Leblon où nous allons en suivant, immeubles plus récents donc plus modernes.

 

La tendance n’est plus au string mais le bikini ne fait que quelques centimètres carrés et le haut est de rigueur.

 

Une petite halte pour une dégustation de café et nous prenons le chemin du retour lorsqu’un violent orage éclate avec de fortes rafales de vent et une pluie torrentielle noie les avenues.

 

Mercredi, nous revenons dans le centre. L’église Nossa Senhora da Candélaria est très belle et luxueuse ; une messe s’y déroule et nous restons un moment pour écouter les superbes chants.

 

 

Au Mosteiro de São Bento nous sommes surpris par l’intérieur très chargé de la petite église,

ses boiseries et sa nef en rouge et or qui tranchent avec son extérieur ordinaire.

 

Puis nous arpentons les rues piétonnes, Ruas do Ouvidor et Rosario dans le cœur de Rio, quartier élégant au XIXe, rendez-vous de la mode française et des magasins appartenant à des Français.

 

Depuis le quartier Lapa, nous grimpons à Santa Térésa en empruntant le Bonde, antique tramway en bois, (0,60 R$ assis, gratuit debout), qui passe par l’Aqueduc de Carioca (Arcos de Lapa)  d’où l’on domine une partie de la ville.

 

 

Nous irons également voir la Cathédrale Métropolitaine (Catedral de São Sebastião do Rio de Janeiro), grand cône en béton de 86m pouvant contenir 20000 personnes, dont seuls les vitraux méritent le détour.

 

 

Encore une journée bien remplie, nous allons prendre le métro avant l’heure d’affluence.

 

Un pont de 14,5 km relie Rio à Niteroi, mais nous optons pour le ferry pour nous y rendre.

En bus nous irons au Musée Art Contemporain, en forme de soucoupe volante, architecture de Niemeyer, déjà cité à São Paulo. Nous nous contentons de l’extérieur et de la vue sur la baie.

 

Un petit tour dans le centre, puis re-ferry et déjeuner sur l’avenue Rio Branco.

 

 Sur la même avenue, nous croisons le Musée National des Beaux Arts et la Bibliothèque Nationale. Le Teatro Municipal trône sur la praça Floriano décorée de statues d’illustres. Superbe, dans le style de l’Opéra de Paris, il est au cœur d’un quartier de théâtres et cinémas, de terrasses de cafés bondées...

 

 

Vendredi, nous nous accordons une journée de répit, juste un tour dans le quartier où nous logeons. De répit, mais pas de repos, mise à jour du site, petite lessive, confiture, etc.

 

Nous avions prévu la visite du stade de Maracana mais il est fermé pour cause de travaux en prévision de la Coupe du Monde 2014.

Donc, cette dernière journée sera réservée au shopping, plage et soirée Samba.

 

Nous ne pouvions pas quitter Rio sans voir la préparation du carnaval. On aurait aimé vivre ce grand événement mais cette année, il se déroule du 04 au 08 mars et nous devons être à Buenos Aires avant le 14.

 

Nous nous rendons en taxi à l’Ecole Salgueiro, très cotée ici, pour assister à une répétition. La grande salle et les loges en mezzanine se remplissent vers 23 heures. La bière coule à flot, on danse avec son gobelet ou sa canette à la main. Trois groupes musicaux assurent malgré un son de qualité très médiocre, pour ne pas dire pourrie.

 

En fait, il s’agit plutôt d’un dancing où les gens se mettent en condition et commencent « à se chauffer » pour la grande occasion. Les filles sont toutes vêtues de short, jupette ou mini-robe, hissées sur des talons d’une dizaine de centimètres. 

 

Selon le rythme de la musique, des petits pas presque sur place, une ondulation du bassin, tout le monde s’éclate… c’est la samba brésilienne.

 

Quelques danseurs plus costumés ou danseuses déshabillées viendront sur la scène pour une démonstration plus professionnelle.

 

La soirée nous a plu pour l’ambiance mais nous trouvons le prix injustifié (66 € sans conso).

 

Dimanche 6 février à midi, nous nous dirigeons vers la sortie de la ville. 

 

Prochaine destination Foz do Iguazu (Parana)

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