38 - De Chui à Porto Da Cima

Du 27 décembre au 09 janvier 2011

 

Nous faisons les formalités des deux côtés, rapidement et sans contrôle sanitaire et nous voilà au Brésil. Nous allons jusqu’à Rio Grande do Sul à travers des cultures de riz, des prairies de bétail, beaucoup de lacs attirant des multitudes d’oiseaux et des capibaras (rongeur géant).
 

 

Dans le centre de Rio Grande nous stationnons facilement près de HSBC et nous arrêtons dans une grande station service pour la nuit au milieu des camions. Louis en profite pour se renseigner en vue de changer nos batteries service qui ne tiennent plus la charge. Nous n’avions pas pensé que la langue serait un frein à la communication. Avec l’espagnol, plusieurs séjours au Portugal ne nous avaient pas posé de problème ; ici, les gens parlent très vite, sans articuler, nous leur demandons de ralentir.

 

Dès l’ouverture de l’atelier, nous commandons les batteries qui nous seront livrées une heure plus tard. Elles coutent
640 Rs et nous n’avons retiré que 600, le vendeur nous consent un rabais.

 

 Louis passe une partie de la matinée plié en trois dans la soute et procède à l’échange. 

Après le déjeuner, nous roulons vers Pelotas pour un passage à la banque. Une dizaine de kilomètres avant nous stoppons à un péage, nous expliquons que nous ne détenons pas de monnaie locale, mais pouvons régler en Pesos argentins ou Uruguayos, ou par carte. Normalement c’est impossible, mais la responsable accepte finalement le paiement en pesos argentins.

 

Nous faisons une nouvelle halte HSBC et continuons jusqu’à São Lourenço do Sul où nous nous installons au camping Lagoa dos Patos. C’est le premier camping où nous trouvons autant de monde, normal,  pour les Sud-Américains se sont les grandes vacances. Nous sommes époustouflés par la taille de leurs camping-cars, de véritables bus, avec une voiture en remorque et pas une smart… Tout à l’échelle du pays.

 

Quelques courses au supermarché où je craque devant l’étal de fruits et légumes. Nous allons faire une sacrée cure de mangues, papayes et autres fruits exotiques. Nous déjeunons au bord du lac puis partons en direction de la Serra Gaucha. Une erreur d’interprétation du GPS et voilà que nous nous dirigeons vers le centre de Porto Alègre (ville natale de Ronaldinho) que nous voulions éviter (1.800.000 h) à cette heure de forte affluence. Nous voilà à nouveau sur le périf, la traversée de plusieurs agglomérations est assez longue.


Nous sortons de la zone de trafic intense et trouvons une route vallonnée et très verte, puis un petit col adorablement fleuri d’hortensias, c’est superbe.
 
Nous atteignons Gramado et voyons tout de suite le standing de cette petite ville. Une déco de fêtes gigantesque, illuminations à gogo, des belles bâtisses de style montagnard etc. etc. un Courchevel sans neige.
 
Nous nous rendons à l’office du tourisme, fermé, normal il est plus de 19h. Une gendarmette armée jusqu’aux dents, gilet pare-balles et tout le bazar, nous dit qu’il n’y a pas de camping mais des hôtels….. Nous lui précisons que nous dormons dans notre véhicule, elle nous affirme que l’on peut passer la nuit où l’on veut qu’il n’y a pas de danger ici. Nous trouvons un petit parking tranquille.
 
Nous profitons de la proximité du centre pour faire une balade sur les belles avenues, très fréquentées ainsi que les restaurants où les gens mangent des fondues et des raclettes. Nous passons une bonne nuit calme et fraîche (14°).
 

 

Le lendemain nous allons à Canela, un endroit aussi sympathique en moins luxueux, avec un environnement plus varié pour les promenades et visites.

 

Nous décidons d’aller jusqu’au canyon d’Itaimbezinho et d’y passer la nuit. Nous parcourons une centaine de kilomètres et « arrivés à destination » nous annonce le GPS. Un tout petit village, sans indication de quoi que ce soit, nous nous renseignons. En fait, nous sommes bien à Itaimbezinho mais le site que nous cherchons n’est pas ici, mais à 160 km dans la direction opposée. Dommage pour le canyon mais il est trop tard pour parcourir cette distance avant la nuit. Un terrain plat près du « supermarché » local nous permet de passer une nuit tranquille.
 
Le lendemain, 31 décembre, nous traversons des paysages superbes à la végétation luxuriante,
des forêts d’araucanias, de pins et d’eucalyptus puis au terme de 400 km nous arrivons sur l’Ile de Santa Catarina où nous avons prévu de réveillonner.   

 

Nous pensions nous poser dans un camping et revenir en bus à Florianópolis pour profiter des festivités, super feu d’artifice, méga concert sur la Costanera, etc… mais nous avons tout faux.

 

Santa Catarina, station balnéaire très prisée a été prise d’assaut par les Brésiliens venus en masse. Tous les campings que nous abordons sont archi complets. Nous finissons par trouver un emplacement au camping Vermeilho, avec accès à la plage Mozambique, longue de 28 km, côté Océan, mais loin de tout. Du coup c’est réveillon improvisé à bord !

 

Nous nous rattrapons le lendemain avec une des spécialités de l’île, la sequencia de camaroes,  des crevettes préparées de 6 façons différentes et le surlendemain avec la sequencia de ostras, même principe mais avec des huitres, huuummm !!!

 

La circulation s’avère très difficile, toutes les routes qui conduisent aux plages sont saturées, ça bouchonne partout. En faisant le tour de l’île, nous constatons que dans le Sud, où les plages sont plus rares, échappe à cette frénésie et les petits villages de pêcheurs y ont conservé une relative tranquillité.

 

Nous quittons Floripa, nom donné à l’île par les locaux, mais le trafic toujours important génère de nombreux ralentissements. Nous longeons la côte et les gratte-ciel ont remplacé le paysage forestier des jours précédents. En approchant de São Francisco Do Sul la circulation s’améliore et nous nous installons à Ubatuba, au Camping Tony. Nous faisons provision de crevettes, moules et huitres énormes, histoire de trouver un accompagnement au Cabernet Sauvignon blanc qui s’ennuie dans le frigo.

 

La belle route qui conduit à Curitiba serpente entre des collines verdoyantes et nous offre encore de superbes panoramas que malheureusement nous ne pouvons photographier car, entre le trafic important et le manque d’aires de stationnement, il est impossible de s’arrêter sur le bord.

 

Curitiba, 900 m d’altitude, capitale de l’Etat de Paranà compte près de 2 millions d’habitants. Ville moderne, la plus européenne, la plus propre et la mieux organisée des grandes villes du pays, paraît-il.
 

 

Elle est renommée pour son architecture transparente, (même les arrêts de bus, os tubos) et ses nombreux parcs. Des espaces verts honorent les pays des principales vagues d’immigration de la région, tels le Bosque Alemào ou le Bosque Do Papa João Paulo II.

 

Sur les conseils d’un policier, nous bivouaquons sur le parking de la Prefetura, suscitant la curiosité des employés.

 

Après une nuit tranquille, nous visitons le Centro Historico puis le Jardim Botanico avant de reprendre la route.
 

 
Par la Serra Do Mar et la descente de a bela Estrada Graciosa, nous arrivons à Morretes. Petite ville de 17.000 h au bord du Rio Nhundiaquara, belle rivière qui descend tout droit des sommets environnants. Quelques constructions coloniales, des flamboyants, des palmiers géants donnent du charme à cette cité historique du XVIIIème.
 

 

Nous poursuivons jusqu’à Porto Do Cima, 6 km plus loin, village lui aussi au bord du Nhundiaquara d’où il tire sa principale activité touristique, la descente en boias, grosses chambres à air.

 

Nous installons au Camping Shiro. La chaleur étouffante annihile toute volonté d’exercice. Le moindre mouvement génère une importante transpiration, plus efficace qu’un sauna !
 
Notre portugais commence à s'améliorer, encore un pays où les contacts sont enrichissants.
 
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