31. Salta 3ème épisode

Du 24 octobre au 07 novembre 2010

 

Après un week-end au milieu des camions, sur le parking de la station service Shell, lundi à la première heure nous rendons visite au concessionnaire VW qui nous remorque jusqu’au garage. Nous y passons la journée. Malgré le contrôle électronique, aucune solution n’est en vue. Ils dévissent le FAP pour que nous puissions démarrer et nous nous installons devant le garage pour la nuit.

 

Nous insistons pour qu’ils contactent l’usine mais ils n’ont pas l’air très décidés. Toute la journée ils s’affairent sur notre moteur et le soir ils nous annoncent qu’ils ont contrôlé tout ce qu’ils pouvaient, qu’ils ne peuvent rien faire de mieux et nous proposent de remettre le vieux FAP vidé pour nous permettre de nous déplacer.

 

Tout le monde, au garage nous connaît maintenant. Au fil de nos visites, nous avons sympathisé avec le très aimable Alejandro, responsable du magasin pièces détachées.

 

Pour nous aérer, samedi 30 nous partons à San Lorenzo, la « banlieue » ultra chic de Salta, située sur un coteau à  une quinzaine de km de la ville. De superbes villas dans un cadre de verdure très agréable.
 

 

Nous allons d’abord au camping municipal mais comme il semble fermé, nous nous installons au camping AMPIPS. Un des mieux tenus que nous ayons fréquenté à ce jour. Excellent accueil du responsable Hugo et de son collaborateur Gerardo.

 

Dimanche nous allons nous dégourdir les jambes dans les sentiers pentus mais ombragés de la Quebrada de San Lorenzo. Cela ne laisse pas un souvenir inoubliable mais c’est quand même une ballade convenable.
 

 
Après le départ des locaux, l’endroit devient tranquille, nous y passons 2 nuits.
 

 

Mercredi les affaires reprennent, retour chez VW. Jeudi aussi mais, enfin, l’horizon s’éclaircit.  Nous notons avec plaisir un changement d’attitude de la part de notre interlocuteur. Un entretien avec VW Buenos Aires l’a orienté sur d’autres pistes et il nous assure que le problème va être identifié tout en nous réaffirmant que pour eux, la cause de tous nos ennuis est due à la mauvaise qualité du carburant, théorie que je réfute.

 

Filtre nettoyé et remonté, le contrôle électronique méticuleux, point par point, ne décèle rien  d’anormal.

 

Puisque nous n’avons fait que peu de km avec le plein du carburant incriminé, je lui propose de rouler jusqu’à épuisement, à basse altitude, pour voir qui a raison.

 

Séduit par cette idée, il nous propose un contrôle complet à son issue. Malgré tout ce temps passé sur notre véhicule, nous quittons le garage sans rien payer !

 

Après quelques courses, nous roulons jusqu’à Dique Cabra Corral, la 2ème plus grande retenue d’eau du pays et nous y installons pour la nuit.

Les pêcheurs prennent position sur le pont qui enjambe l’immense lac. La plupart y passant la nuit.

 

Au réveil, tout ce petit monde a déserté les lieux, nous sommes seuls. Nous retournons jusqu’à Coronel Moldes et reprenons la RN 68 vers le sud. Après une vaste zone de cultures, nous traversons les villages de Ampascachi, La Viña, Talapampa puis Alemania. A partir de là, nous entrons dans la Quebrada de las Conchas et ses paysages colorés, incroyables, époustouflants !
 

 

Les secteurs les plus remarquables portent des noms évocateurs, la Garganta del Diablo,  l’Anfiteatro, Casa de Loros, las Ventanas, los Castillos, el Fraile, Tres Cruces, el Sapo.

 

A l’approche de Cafayate, des dunes bordent la route, bientôt remplacées par les vignobles. La région produit d’excellents vins dont nous avons maintes fois testé la qualité.
 

 
Après un tour dans la ville, nous retrouvons la Ruta 40, asphaltée heureusement, quittons la province de Salta pour entrer dans celle de Tucuman et roulons jusqu’aux ruines de Quilmes, ville peuplée avant l’arrivée des conquistadors, par les indiens du même nom, jusqu’à 5000 habitants vivaient ici. Les ruines ont, en partie, été restaurées ce qui donne une idée de ce qu’était la ville en ces temps là.
 

 

La partie basse était habitée en temps de paix, la partie haute, en temps de guerre. Il aura fallu 130 ans aux espagnols pour en venir à bout. La plupart des indiens ont alors été acheminés, à pied, jusqu’à Buenos Aires où très peu d’entre eux survécurent.

 

Leurs descendants se battent aujourd’hui pour récupérer leur territoire. Ce n’est pas gagné !

 

Nous bivouaquons à proximité de l’entrée du site, aujourd’hui géré par une communauté qui en revendique la légitimité.

 

Difficile de trouver plus calme !

 

Nous poursuivons jusqu’à Amaicha del Valle, petite ville qui s’enorgueillit de posséder le magnifique musée Pachamama, créé par un enfant du pays, l’artiste Hector Cruz. Sur une superficie de près de 10.000 m2, l’artiste y expose ses œuvres, peintures, céramiques, poteries, tapisseries, à l’intérieur comme à l’extérieur, tout à l’effigie de la Pachamama, la Terre Mère.
 

 

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