28. Salta - Tarija - Tupiza

Du lundi 11 au samedi 16 octobre 2010

 

Nos ennuis mécaniques solutionnés, nous quittons Salta en direction de La Caldera et empruntons la Corniza, route étroite et sinueuse, dans un environnement agréable, qui nous permet de découvrir les barrages de Campo Alegre et la Cienaga, où nous déjeunons au bord du lac.

 

Nous contournons San Salvador de Jujuy par le Sud et empruntons la RN 34 à partir de San Pedro de Jujuy jusqu’à Pichanal. Après les plantations de tabac, les légumes, les serres, les agrumes et les céréales.

 

Par la RN 50 nous allons jusqu’à San Ramon de la Nueva Oran. Peu d’intérêt. Cette région s’illustre souvent  par des affaires de trafic de drogue.

 

Nous passons la nuit au camping municipal où nous sommes accueillis par des moustiques minuscules mais très actifs.

 

Quelques achats, pas de casa de cambio, nous filons directement à Aguas Blancas. Pas de change non plus, nous faisons le plein de gasoil et quittons l’Argentine.
 

 

Nous entrons en Bolivie, par le Puente Internacional à Bermejo. Les bureaux sont minuscules, les formalités rapides. Nous acquittons 7 pesos argentins (fumigacion) et 14 pour le péage.

Nous réglons nos montres, - 1 heure, nous avons maintenant 6 h de décalage avec la France.

 

Nous échangeons 300 pesos contre 513 Bolivianos pour les premières dépenses et prenons la route en direction de Tarija.

 

L’environnement devient  plus agréable et vallonné, nous traversons encore des zones de cultures le long du fleuve Bermejo. Peu d’endroits pour s’arrêter, nous déjeunons sur le parking d’un restaurant, fermé, il fait très chaud.

 

Maintenant, la route serpente dans un paysage désertique de montagnes entrecoupé de vallées verdoyantes.
 

 
Nous faisons une halte à Padcaya où se tient chaque année, en mars, la Feria del queso y la leche, petite ville d’une région riche en fossiles, fréquentée par les paléontologues.

 

A l’approche de Tarija les vignes font leur apparition. La région s’enorgueillit de produire « les vins des plus hautes altitudes du monde », entre 1900 et 2600 m.

 

Après le traditionnel passage à l’Office de Tourisme, visite du cœur de la ville, accueillant, propre, jolie place fleurie, marché central typique, terrasses de café agréables, maisons coloniales, une atmosphère détendue.

La Casa Dorada, imposante bâtisse peinte en or et argent, était au début des années 1900 le Grand Magasin de Tarija, avec des articles arrivant directement de Paris. C’était l’une des nombreuses résidences d’un riche propriétaire foncier, Moisés Navajas et son épouse. Le bâtiment appartient aujourd’hui à l’Université et abrite la Maison de la Culture.
 

 

Nous allons jusqu’au lac San Jacinto, 1700 ha, complexe touristique et nautique où nous pensions bivouaquer. Ne trouvant pas d’endroit nous convenant, nous optons pour un complexe touristique indiqué par l’O.T. Dans un très joli parc herbeux, avec piscine et aire de jeux, El Caserio de la Victoria, loue aussi des bungalows.

 

Un orage accompagné d’une bonne averse nous rafraîchit.

 

Mercredi 13, nous quittons l’asphalte en direction de Tupiza, 235 Km, péage 8 bolivianos.

La piste, assez bonne, s’élève en pente douce jusqu’à 4035 m dans un paysage désertique avec ça et là un village dans un oasis de verdure. Nous apprécions la pause déjeuner au bas de la longue descente qui se termine à Iscayachi, petite localité au milieu de nulle part.

 

Retour sur la piste qui devient étroite et sinueuse en reprenant de l’altitude. Environnement spectaculaire et impressionnant, frissons garantis !

 

Nous sommes retenus une bonne demi heure en raison de travaux d’élargissement et en profitons pour bavarder avec des locaux.

 

Nous nous arrêtons pour la nuit à Esquina Grande, petit village en ruines accroché à flan de montagne, où nous sommes la curiosité du mois, voire de l’année !
 

 

Départ matinal, toujours le même décor spectaculaire, par une piste en bon état, heureusement élargie, les derniers kilomètres partiellement asphaltés.

 

Arrivés à Tupiza vers 11 h, nous faisons un tour au marché puis cherchons un resto. L’après midi nous allons au Cañon del Duende, long de 22 km, dont les paysages et les couleurs nous rappellent ceux de la Garganta del Diablo à San Pedro de Atacama. Nous y passons la nuit, à 3030 m, dans un silence total.
 

 

Afin de nous habituer progressivement à l’altitude, nous allons passer une autre nuit dans le secteur. Nous allons jusqu’au village de Palala dans la quebrada du même nom.

3 ou 4 maisons éparpillées forment le hameau. Nous demandons la permission de nous installer sur le seul endroit plat, un semblant de terrain de foot : pas de problème !

 

Mauvaise idée, car toute la nuit, une meute de chiens a hurlé autour de nous.

 

Au petit matin nous revenons à Tupiza pour faire le plein de gasoil : prix pour les boliviens 3,74 BOL, pour les plaques étrangères 7,07 BOL. En parlementant, nous obtenons le prix « local » pour les 2 jerricans de 20 litres et le prix « étrangers » pour les 13 litres mis dans le réservoir. Pour l’eau, un policier nous ouvre une porte donnant sur une cour où nous pouvons faire le plein. Par précaution nous achetons aussi un bidon de 20 litres d’eau minérale. Quelques fruits et légumes, du pain et nous voilà prêts.
 
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