01 - Premiers pas

27 octobre 2009
 
Depuis 3 semaines nous sommes à Buenos Aires, dans un appartement bien situé, confortable et spacieux, où le sympathique proprio, Rodolphe, nous a accueilli avec gentillesse. Chaque week-end il nous invite au traditionnel asado où nous faisons la connaissance d'Elodie, Miguel et Lola, comme nous, en attente de leur véhicule, plus d'autres voyageurs.
 
 
Nous découvrons quartier par quartier cette immense agglomération de 100 km de long et 30 de large, avec 13 millions d’habitants,

 

Nous avons craint un choc difficile à digérer par rapport à Argelès, n’ayant pas une culture citadine, mais finalement on s’adapte assez vite. La ville est quadrillée de manière très géométrique, toutes les artères à angle droit forment des         «  quadras », assez larges à très larges (140 mètres pour une), toutes bordées d’arbres. Mais il y a la circulation….et le bruit !!!

 

La ville possède de très beaux monuments imposants à l’architecture très éclectique, audacieux mélange d’ancien et de moderne. On peut se croire à Paris, à Madrid ou à New York selon l’endroit. Capitale la plus cosmopolite de l’Amérique du Sud, elle possède en grand nombre des théâtres, des cinémas et des librairies et une vie nocturne exubérante.

 

La capitale possède 47 quartiers (barrios) que l’on pourrait comparer à des villages. Chaque barrio rayonne autour d’une place centrale et d’une église, traversé par une rue commerçante où s’alignent galerie commerciale, commerces alimentaires, cinéma, salle de sports etc.

 

Le cœur de la Capital Fédéral est divisé en grands secteurs. Nous en avons visité quelques-uns :

 

Plaza de Mayo :

 

Postée à une extrémité de la place, la Casa Rosada est le siège et le symbole de la Présidence.

De chaque côté s’alignent la Banco de la Nacion, la Catedral Métropolitana, le Palacio

Municipal (hotel de ville) et le Cabildo (conseil municipal).

 

Micro Centro

 

La City, quartier financier de B.A. entre la Plaza Mayor, Corrientes au Nord et 25 de Mayo à la rue piétonne Florida, concentre toutes les banques nationales et internationales, la Banco de la Nation et la Bolsa de Comercio (Bourse)

 

San Telmo

 

Quartier latin argentin déshérité jusque dans les années 1960, artistes et intellectuels s’intéressent alors à son histoire et à ses loyers modiques. Le quartier commence alors à renaitre : ateliers, restaurants, antiquaires. Très fréquentées par les touristes, la calle Défensa et la place Dorrego sont envahies d’antiquités et brocantes. Les terrasses permettent de voir évoluer des danseurs de tango.

 

Mataderos

 

Chaque dimanche a lieu une feria dans ce quartier des anciens abattoirs, à une heure de bus du centre. Nous y trouvons un marché de produits régionaux et d'artisanat, quelques danseurs traditionnels et un spectacle équestre de gauchos.

 

Nous y faisons la connaissance de Gwen, Seb, Maeva et Robin, une famille toulousaine qui, comme nous, débute son périple en camping car.

 

 

 

    

Palermo

 

Un quartier différent, l’un des plus résidentiels de Buenos Aires, avec ses parcs, magnifiques jardins fleuris, places, lacs et larges avenues. Il fait bon s’y promener loin de l’agitation du centre.

 

 

La Boca

 

Au XIXe siècle, peuplé de marins et de dockers génois, l’essor du commerce international et la croissance de l’activité portuaire favorisent le développement du quartier. Usines de salaisons et entrepôts voient le jour, une ligne de tramway facilite l’accès. Aujourd’hui le port est envasé et pollué, habité par des carcasses de bateaux rouillées. Les usines sont désaffectées. Les Boliviens, Paraguayens, les déracinés des provinces pauvres du nord du pays ont remplacé les Italiens. On ne peut oublier qu’il fut le berceau du prolétariat de B.A., le quartier de toute une bohème artistique qui vit la naissance du tango.

Les logements sont précaires : petites maisons en bois et tôle ondulée parfois sur pilotis, peintes de couleurs vives. Caminito est devenue une des rues les plus célèbres de B.A., avec ses vendeurs d’aquarelles, expos, restaurants et danseurs de tango.

C'est dans ce quartier que l'on trouve le célèbre stade de la Bonbonera du club de Boca Juniors où se distingua un certain Diego Maradona. 

 

 

Puerto Madero

 

Il y a quelques années encore, quartier mal famé et véritablement dangereux a vécu une véritable mutation à coup de millions de dollars (inauguré en 1998) la municipalité a complètement réhabilité ces anciens docks. Devenu l’arrondissement le plus sûr, le moins peuplé et le plus cher au mètre carré avec de magnifiques lofts, les entreprises s’y sont précipitées, suivies de bars, restaurants et hôtels le long des quais fréquentés par les classes moyennes-sup et les étudiants pas pauvres.

 

Congreso

 

Le quartier s’étire au carrefour de Rivadavia et Callao, puis croisement avec Corrientes, artère importante de la ville (Broadway argentin) réputée pour sa vie nocturne, animée d’une foule hétéroclite grâce à la concentration de cinémas, théâtres, librairies et cafés ouverts jusqu’à une heure avancée de la nuit.

Le Palacio de Congreso, à l’aspect monumental, est le siège du Sénat et de la Chambre des Députés.

 

Recoleta

 

Quartier chic avec ses boutiques de luxe, est aussi un lieu d’activités culturelles. On y trouve le Musée des Beaux Arts, le Centre Culturel.

Un détour par le cimetière nous fait découvrir de somptueux caveaux, certains possèdent même une chapelle, (70 sont classés monuments historiques) abritant les dépouilles de personnalités célèbres dont celui d’Eva Peron.

 

Autre centre névralgique, la plaza Lavalle, avec le Palacio de Tribunales et le célèbre Téatro Colon. 3 architectes ont supervisé sa construction mêlant les styles néo italien, français et grec. Coupoles en vitraux colorés et lustres éblouissants illuminent l’intérieur. La grande salle accueille 3500 spectateurs répartis sur 6 niveaux. La scène pivotante de 612 m2 permet les changements de décors.

 

En chantier depuis plusieurs années, nous n’avons pas pu le visiter.

 

A quelques rues, un bel édifice, el Palacio de las Aguas Corrientes, abritait une usine de traitement des eaux depuis sa construction en 1894. Aujourd’hui transformé en musée et bureaux administratifs.

 

L’Avenida 9 de Julio déploie ses rubans d’asphalte et ses allées arborées sur 140 M. En novembre les jacarandas égayent les bords, sans oublier l’Obelisco érigé en 1936 pour commémorer le 400ème anniversaire de la première fondation de B.A. par Pedro de Mendoza.

 

Anecdote : la construction a nécessité la destruction  de 25 blocs d’immeubles. Seuls rescapés, la splendide ambassade de France (intouchable pour cause d’extra-territorialité) et l’imposant ministère de la Santé et de l’Action Sociale.

 

Nous marchons beaucoup et utilisons également les bus ou le métro dans la journée, taxi  le soir.

 

Notre camping-car, mis en container à Bordeaux le 5 octobre,  a entamé la traversée de l’Atlantique seulement le 25. Nous attendons donc l’arrivée du cargo  pour le récupérer et commencer notre périple.

 

Nous en profitons pour faire une escapade en bus à San Antonio de Areco, à 110 km de B.A. où a lieu La Fiesta de la Tradicion. Rendez-vous officiel des gauchos d’Argentine qui démontrent leur savoir faire (à cheval) durant une semaine, environ 2000 chevaux évoluent dans le Parque Criollo au cours de différents exercices primés.

 

Le dernier jour, les éleveurs, leur famille et leur personnel défilent dans le centre ville devant une tribune d’officiels et un public enthousiaste.

 

Le printemps est bien là avec des températures estivales cette semaine. Donc tout va bien pour le moment.

 

Plus de photos dans les sous-pages ci dessous : 

Diaporama

Diaporama 2

Comments