10 - Lago Posadas

 

Nous quittons El Chalten en fin d’après midi car nous avons prévu de dormir à Très Lagos, distante de 129 km, avant d’attaquer les 620 km de ripio de la fameuse Ruta 40.

 

Nous faisons les pleins de gasoil et d’eau et passons la nuit près de la station service, abrités du vent.

 

Le matin, avant de prendre la piste, nous allons boire un café à la station, prétexte pour  discuter encore un peu avec le très sympathique pompiste.

 

Nous progressons à 25 km/h de moyenne. Après un crochet par le Lago Cardiel, retour sur la 40, repas à la campagne, dîner à la campagne et nuit en pleine campagne. Facile, il n’y a que ça !

 

Le lendemain, nous nous arrêtons à Bajo Caracoles. 364 km en 2 jours, dont une cinquantaine récemment goudronnée. Ce hameau nous fait penser  à ces villages perdus dans le désert des westerns de notre jeunesse. Nous trouvons un coin abrité du vent pour déjeuner.

 

Nous quittons une nouvelle fois la Ruta 40 pour nous rendre à Lago Posadas, 75 km de piste en état moyen, 3 heures pour les parcourir mais dans un environnement exceptionnel.

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Le village est installé dans un carré de verdure. Chaque maison est entourée d’arbres pour se protéger du vent. 300 personnes vivent ici, essentiellement des agents de la fonction publique et le tourisme commence à se développer lentement.
 
 

Par une piste sinueuse, nous surplombons d’abord le Lago Posadas, puis plongeons par un tronçon pentu et étroit jusqu’au bord du lac pour admirer l’Arco de Piedra depuis une plateforme balayée par des rafales qui mettent à mal notre équilibre. Les roches qui nous entourent affichent des couleurs sublimes, des rouges, ocres, verts. 

 

L’isthme qui sépare les deux lacs est  long de près de 4 km et large de 200 m. Nous longeons le Lago Pueyrredon, dont le bleu foncé tranche avec le turquoise de son voisin. A noter sa plage composée de galets multicolores.

 

Peu avant l’estancia Suyay, nous attaquons l’ascension d’un chemin de terre en lacets, escarpé, de quelques kilomètres qui nous amène à la Garganta del Rio Oro, terme de l’épopée. Par un petit sentier nous approchons la falaise impressionnante façonnée par les eaux tumultueuses.

 

Panorama superbe. Oubliée la Ruta 40 !
 
 

Les nuages sombres qui s’accumulent au dessus de nos têtes nous incitent à renoncer à déjeuner dans ce cadre idyllique et nous descendons nous poser au bord du Rio Oro.

 

Après une nuit passée à l’orée du village, nous allons jusqu’au Cerro de los Indios accompagnés d’un guide (obligatoire), admirer les peintures rupestres datant d’environ 4000 ans pour les plus anciennes.
 
Nous pensions passer au Chili par le Paso Reballos ou bien prendre la route 41 qui longe la montagne en direction de Los Antiguos mais les fortes pluies de ces derniers jours, plus les chutes de neige ont rendu les pistes impraticables et la Gendarmerie a fermé les accès. Dommage, il paraît que les paysages sont "barbaros", traduisez magnifiques. Si le beau temps persiste et avec l'aide du vent, peut-être pourra-t-on s'y aventurer demain ou après-demain.
 
Comme nous ne sommes pas pressés, nous passerons une nouvelle nuit ici, au cas où !
 
2 H du mat, la pluie me réveille et au bout de quelques secondes je réalise que nous sommes stationnés sur le bord d'un chemin de terre, à cheval sur le large fossé. Si la pluie persiste, nous ne pourrons pas sortir. Pas de temps à perdre car j'ai l'impression que c'est déjà bien mouillé. En pyjama, je démarre et avance doucement, les roues avant passent mais pas les roues arrière. Nous avançons en crabe une vingtaine de mètres et heureusement une plaque herbeuse nous sauve la mise. Ouf ! nous voila sur le chemin mais reste à franchir un petit canal dont la buse qui sert de pont est à peine plus large que le fourgon et les roues ne me demandent pas toujours mon avis pour se diriger. Ca passe, nous nous garons en ville et finissons tranquillement notre nuit.
 
Par contre, la route 41 ou le Paso Reballos, on oublie ! Toujours inaccessibles nous disent les gendarmes.
 
Nous faisons le plein de gasoil et d'eau. Le pompiste me dit que la piste risque d'être "un poco pesadita" à la sortie du village et qu'il est préférable d'attendre un peu.
 
Nous allons acheter le pain et comme il n'a pas fini de cuire, (il est quand même 10 h 30) la piste aura le temps de sécher.
 
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