13 - Futaleufù - San Carlos de Bariloche

Après un séjour idyllique au Chili, nous retrouvons l’Argentine, sans vent, verdoyante et sous un soleil resplendissant.
 

 

Arrêt à Trevelin pour quelques courses et nous filons direct au Parque Nacional los Alerces (l’Alerce ou Lahuàn, est un arbre géant de la Patagonie Andine qui présente quelques similitudes avec le Sequoïa de Californie,  menacé de disparition comme lui à cause de la surexploitation de son bois précieux). Ce parc, d’une superficie de 263.000 ha, a été crée en 1937 pour le protéger. Il existe quelques spécimens mesurant environ 70 m, 3 m de diamètre,  âgés d’approximativement 4000 ans (leur croissance est de 0,8 à 1,2 mm d’épaisseur par an).

 

Nous arrivons à 20 h et nous installons au bord du lac Futalaufquen (où semble avoir lieu l’assemblée générale de la société moustiques & Cie).
 
 

Le lendemain par la Pasarela Rio Arrayanes nous atteignons un sentier d’interprétation tracé entre le Rio Menendez, le lac du même nom et le Lago Verde qui,  par un circuit d’une petite heure, nous renseigne sur la flore locale spécifique.

 

Au retour, nous ne pouvons résister au plaisir d’un bain de pieds dans l’eau fraîche et cristalline du Rio Menendez. C’est l’occasion de discuter un long moment avec des argentins qui font comme nous.

 

Nous passons les 2 nuits suivantes à Puerto Cañero, au bord du lago Rivadavia, seuls, enfin presque… Il y a aussi les moustiques.

 

Nous quittons le parc dans la matinée et à travers de superbes paysages, nous roulons jusqu’à Cholila, petite ville d’environ 3000 âmes, au bord du Lago Mosquito à quelques kilomètres d’où la famille Benetton a acquis 900.000 ha de terres.  

 

Nous déjeunons devant une ferme, à 8 km au nord de cette localité, où, entre 1900 et 1907, vécurent sous une fausse identité les célèbres hors la loi Butch Cassidy et son comparse Sundance Kid, sans doute attirés par les articles parus dans les journaux aux Etats-Unis qui vantaient les possibilités d’attributions de terres, gratuitement, en Patagonie, lorsque le gouvernement argentin cherchait à installer dans les régions du sud, peu habitées, quelques uns des nombreux immigrants qui arrivaient dans le pays.
 
 

 

Ils s’enfuirent après avoir été soupçonnés, à tort, d’une attaque de banque.

 

Après un détour par le Lago Puelo, nous continuons notre route jusqu’à El Bolson. Nous franchissons le 42ème  parallèle qui marque la limite entre les provinces du Chubut, au sud et du Rio Negro, au nord et donne son nom (Grado 42) aux montagnes et à la vallée fertile qui entoure cette localité tranquille d’environ 20.000 habitants. La plupart des chacras produisent du houblon (près des ¾ de la production nationale) et en ce moment se déroule le festival nacional del lùpulo (festival du houblon).

 

Nous dînons à la Cerveceria El Bolson (qui propose 9 variétés de bière pression brassées sur place) puis allons assister aux concerts qui animent la soirée jusqu’à une heure très avancée.

 

Pour clôturer la journée passée au camping nous faisons un asado, comme les argentins, chaque emplacement étant équipé de son fogon (barbecue). Un chorizo (grosse saucisse) mécontent d’être piqué en le tournant se venge en m’envoyant un copieux jet de gras sur le jean.

 

Nous profitons de l’aire de lavage du camping pour redonner à la carrosserie de la « casita » tout le brillant de son vernis.

 

Petite marche autour de la Cabeza del Indio et du Rio Azul pour une remise en forme. Admirables panoramas.

 

Le lendemain nous reprenons la route 40, asphaltée, qui traverse une belle vallée s’élevant jusqu’à 1100 m en traversant des paysages grandioses.

 

Nous déjeunons au bord du Lago Guillelmo dans un site qui se prête parfaitement au repas en plein air.

 

A Villa Mascardi, au bord du lac homonyme, nous entrons dans le Parque Nacional Nahuel Huapi, sans payer, car il est 19 h 45 et il n’y a plus de guarda parque à l’entrée. Bivouac au bord du rio Manso.

 

Le lendemain, dès 10 h 30, heure autorisée dans le sens de la montée (en raison de l’étroitesse de la piste), nous nous dirigeons vers la base du Cerro Tronador (3478 m) en longeant le lac Mascardi. Petite marche jusqu’à la Garganta del Diablo. Au retour arrêt au Ventisquero Negro, face au glaciers Blanco, Del Manso et Castaño Overo. Ce glacier noir, reconstitué par la fonte et les blocs détachés des glaciers supérieurs, doit sa couleur à l’accumulation de terre, pierres et sédiments. Des tempanos (icebergs) de la même teinte flottent dans une eau café au lait.
 
 
A Pampa Linda, nous discutons un moment avec des touristes français. Nous dînons au bord du rio Manso, quittons le parc vers 20 h 30 et nous installons pour la nuit près du lago Gutierrez, à Villa Los Coihues.
 
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