18 - De San Martin de Los Andes à Malargüe

Du 29/03 au 10/04/2010

 

Un paysage magnifique nous accompagne jusqu’au Paso Tromen o Mamuil Malal à 1200 m d’altitude, forêts d’araucanias et le superbe volcan Lanin.
Sitôt la frontière franchie, la végétation argentine change de couleur en se raréfiant. Nous faisons un détour par la réserve indigène Atreuco, où les Mapuches nous proposent divers objets de leur fabrication ; nous  achetons un petit sac en laine et distribuons quelques petits cadeaux.
 
 

Un troupeau d’une vingtaine de biches et cerfs retient notre attention mais le temps de stopper et les voilà déjà trop loin pour une photo. Un jeune ne parvenant pas à sauter une clôture, deux adultes font demi tour et reviennent l’attendre : bel esprit de famille, non ?

 

Nous passons la nuit à Junin de Los Andes, au bord du Rio Chimehuin, à proximité de La Isla.
 
 

A mi-chemin sur le trajet nous conduisant à San Martin de Los Andes, le paysage change et une végétation abondante refait son apparition.

 

Petit tour dans cette jolie ville aux constructions de pierre et de bois régionaux, très commerçante car très touristique, qui nous rappelle Bariloche.

 

Après déjeuner au bord du Lago Lacar, nous empruntons le circuit s’élevant jusqu’au Mirador Arrayan qui offre un beau panorama sur la ville et le lac
 
puis nous prenons la direction du Sud par la « route des 7 lacs » qui relie San Martin de Los Andes à Villa La Angostura (d’où nous étions partis vers le Chili) par les Parques Nacionales Lanin y Nahuel Huapi.

 

Au mirador del Arroyo Partido, nous découvrons une particularité de la nature. La rivière se divise en deux, un bras se jette dans le rio Culebra et finira sa course dans l’Atlantique, tandis que l’autre se jette dans le rio Pil-Pil et finira dans le Pacifique.
 
 
Lago Machonico, Laguna Pudu-Pudu, Lago Hermoso, Lago Falkner et bivouac au bord du Lago Villarino avec asado.
Fin de la route goudronnée.

 

Dans la nuit, la pluie fait son apparition après quelques coups de tonnerre et nous profitons d’une éclaircie pour continuer notre chemin en début d’après-midi. L’embellie est de courte durée et nous roulons à nouveau sous la pluie et la grêle sur une portion en travaux particulièrement boueuse. La piste jusqu’au Lago Correntoso est à la limite du praticable et la visibilité sur le lac quasiment nulle.
Nous bifurquons vers Lago Traful et Villa Traful, toujours sous la pluie et la grisaille qui nous privent de belles images jusqu’à Confluencia où nous passons la nuit au bord du Rio Limay.

 

Le lendemain, nous faisons la queue à la station service car c’est le début du grand week-end pascal (qui, ici, commence le jeudi) et les argentins sont nombreux à se rendre à Bariloche.  Nous bouclons le circuit par le Paso Cordoba
et le Lago Meliquina par une piste en mauvais état qui, à 15 km/h de moyenne, offre l’avantage de pouvoir contempler le paysage.

2ème avantage, pas d’insectes collés sur le pare-brise.

 

Nous revenons à San Martin de Los Andes et explorons les alentours. Par une piste en terre, très étroite et très pentue, nous traversons une forêt, territoire d’une communauté Mapuche.

 

Bivouac sur la costanera, que nous quittons (en pyjama, de nouveau) vers 1 h du matin en raison d’un fort vent qui nous fait craindre des chutes de branches, pour nous poser en ville.

 

A Malleo, nous abandonnons l’asphalte pour la RP 23, piste en mauvais état, beaucoup de tôle ondulée, vers Aluminé. A mi-chemin entre la ville et le lac homonyme, nous achetons du fromage et du dulce de leche dans une ferme, près de la Piedra Gaucha
et bivouaquons au bord du rio Aluminé. 1° dans la casita au réveil, pare-brise bien gelé, alors que la veille nous roulions avec la clim !

 

Nous prenons la direction de Pino Hachado par une piste en terre, serpentant dans une forêt d’araucarias. Ce conifère produit des pignons gros comme des amandes qui étaient la base de la nourriture indienne. Nombreux cueilleurs tout au long de la piste. Pendant la pause déjeuner nous nous apercevons que nous ne sommes pas sur le bon chemin. Retour au carrefour pour corriger le tir. Pino Hachado est le poste frontière avec le Chili mais nous restons côté argentin et allons jusqu’à Loncopué petite ville de 3000 habitants, par une route goudronnée. Bivouac au bord de la rivière. C’est la période de transhumance et voyons défiler les troupeaux de moutons.

 

Dimanche, impressionnante file d’attente à la station service : le retour !

 

A nouveau la piste, à travers une cordillère aride et volcanique. El Huecu,
circulez, rien à voir, sauf peut-être un match de foot dans la poussière. El Cholar, village suivant, idem sauf qu’on n’a plus de pain. En cherchant une boulangerie, un jeune homme nous dit que tout est fermé mais qu’il va faire ouvrir le magasin pour nous. Effectivement, l’épicerie ouvre mais il n’y a pas de pain. Nous continuons vers Chos Malal, route de montagne sinueuse avec les méandres du Rio Neuquen au fond des gorges.
 
 
Nous démarrons la semaine tranquillement, quelques courses, téléphone aux enfants car nous n’avons pas de connexion Skype depuis plusieurs jours, et route goudronnée jusqu’à Barrancas, limite de la province. Décidons de continuer car le village est endormi et poussiéreux (rues en terre) et il est trop tôt pour le bivouac. Nous parcourons une quarantaine de km sur la ruta 40 qui fut goudronnée mais pas entretenue donc redevenue piste avec quelques restes de bitume çà et là et des bordures trop saillantes pour nos pneus neufs. L’heure avance, le soleil nous fait signe qu’il va bientôt se coucher et nous ne voyons pas de chemin ou d’endroit à l’écart de la route où nous poser pour la nuit. Pas de panique, continuons encore un peu. Un véhicule est arrêté et deux jeunes hommes discutent. Nous les interrogeons et aussitôt l’un d’eux nous indique la maison de ses parents un peu plus loin. Nous sommes accueillis chaleureusement par Joaquim et Graziella et nous nous installons au bord du Rio Grande, face aux falaises très colorées, endroit superbe.
Le lendemain nous passons un moment avec eux. Ils vivent dans une construction précaire sans électricité ni confort et possèdent environ 400 chèvres, 3 chevaux et 5 chiens. Ils font du fromage mais ce n’est pas la saison, seulement au printemps. Trois générations cohabitent et partagent le quotidien apparemment avec sérénité. Pour les remercier nous leur laissons quelques friandises et Graziella nous offre un petit souvenir.

 

Nous roulons jusqu’à la Pasarela
et prenons la direction de la Réserva Provincial El Payén ou Payunia qui regroupe sur 450 000 hectares plus de 800 cônes volcaniques. La piste est médiocre et les forages pétroliers aussi nombreux que les volcans, nous ne poursuivons pas, peut-être à tort, le meilleur étant à venir ?
 
 
Retour sur la Ruta 40, jusqu'à Bardas Blancas où nous passons la nuit au bord du Rio Grande.
 
 
Arrivons à Malargüe, ville de 23000 habitants mais qui ne les fait pas. Nous décidons de nous poser 2 ou 3 jours au camping municipal à deux pas du centre et de toutes les commodités. Au programme, nettoyage, bricolage, laverie, coiffeur, mise à jour du site, blabla par-ci par-là,  etc…
 

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