20 - De Mendoza à Las Cuevas

Du 13 au 20 avril 2010

 

Nous nous installons au camping Pilmayken, dans le Parque General San Martin, à 5 km du centre.
 
 
Ce parc de 420 ha, situé après les impressionnantes grilles d’entrée apportées d’Angleterre, conçu par le français Charles Thays, abrite l’Université, le Musée d’Histoire Naturelle, un zoo, un lac artificiel où l’on pratique l’aviron, le stade de Godoy Cruz (en tête du championnat de 1ère division en ce moment) et s’organise autour du Cerro de la Gloria où trône un gigantesque monument dédié au Général San Martin et à l’Armée des Andes avec laquelle il libéra une partie de l’Argentine, le Chili et le Pérou de la tutelle espagnole.
 
 

Nous faisons la connaissance de Katia, Jérôme, Charlotte et leur Combi « Popo », avec qui nous passons d’agréables soirées.

 

La dernière rencontre d’un équipage français remontait au 17 février dernier, à Puerto Tranquilo, au Chili.

 

Mendoza étant une région vinicole, la visite d’une cave s’impose. La Bodega La Rural, crée en 1885 par un immigrant italien, est notre choix. Ici sont élaborés les vins de Felipe Rutini et un musée, le plus grand d’Amérique du Sud, retrace l’histoire du vin depuis le 16ème siècle. Déjeuner au restaurant voisin, Casa de Campo, recommandé par nos jeunes compatriotes, où nous nous régalons d’une cuisine savoureuse accompagnée d’un excellent pain maison. Comme nous le remercions et le complimentons pour la qualité de son accueil, des plats et du service, il nous offre un pain.

 

Nous profitons de ce séjour pour découvrir le centre, ses belles avenues arborées aux nombreuses terrasses de bar et restaurants, ses places agréables, passer par le Km 0 (1ère version) de la Ruta 40 et rendre visite au concessionnaire VW pour changer les filtres à air et à pollen et dépoussiérer le moteur, ce qui n’est pas un luxe.

 

Gravir le Cerro de la Gloria nous permet d’avoir une vue panoramique sur la ville, l’amphithéâtre où sont organisés des concerts, le stade (enterré pour ne pas masquer le paysage) et la Cordillère.
 
 

Samedi 17, (tu suis, Laurence ?) nous quittons Mendoza par la RP 52. Route bétonnée puis goudronnée jusqu’à Villavicencio, lieu de captage de l’eau minérale du même nom. Le Gran Hotel de Villavicencio abritant de prestigieux thermes fréquentés par l’élite du pays jusqu’au milieu de XX° siècle est fermé depuis une quinzaine d’année.

 

A partir de la, la piste caillouteuse et vertigineuse, toute en lacets, offre un superbe panorama.

 

Nous faisons une halte à El Balcon, un spectaculaire canyon où un beau renard, peu sauvage, nous accompagne.

 

Nous franchissons le col à 2955 m, face à la Via Crusis Paramillos, et faisons le détour  jusqu’au Mirador à 3153 m. Vue imprenable sur les sommets environnants.

La descente s’effectue par une piste en bien meilleur état jusqu’à Uspallata. Village ordinaire dans une forêt de peupliers mais environnement extraordinaire.
Nous saluons un couple d’allemands en VW, rencontrés à Malargüé et bivouaquons au bord du Rio Uspallata, au milieu de chevaux.

 

Par la RP 13, en excellent état, nous allons jusqu’au Cerro 7 Colores à travers un paysage de roches polychromes à couper le souffle.
 
 

Après déjeuner, nous empruntons la RN 7, asphaltée, qui traverse une incroyable succession d’images inoubliables.

 

El Puente Del Inca, à 2720 m d’altitude,
enjambant El Rio de Las Cuevas, est une arche naturelle parmi les plus étonnantes merveilles du pays. Sa couleur orangée est due au dépôt de sédiments de l’eau chargée en soufre et en sel. On aperçoit les ruines d’anciens bassins faisant partie d’un hôtel thermal détruit par une inondation.

 

Un peu plus loin, nous entrons dans El Parque Provincial del Aconcagua, entrée gratuite pour les retraités, même étrangers.

 

Après une balade d’une heure, passant par la Laguna de los Horcones, d’où nous admirons le Cerro Aconcagua, un peu embrumé, plus haut sommet américain avec ses 6962 m et son glacier de 300 m de hauteur.
 
 

Nous bivouaquons sur le parking Los Horcones à 2958 m, seuls une fois de plus.

 

Nous prenons la piste qui conduit au Cerro Cristo Redentor de Los Andes, monument érigé en 1902 pour marquer la fin d’un conflit territorial entre les deux pays, à presque 4000 m d’altitude,
autrefois seule voie d’accès entre Mendoza et Santiago du Chili, impressionnante et vertigineuse tout au long de ses 8 km. Le ciel se couvre et nous effectuons la descente accompagnés par les flocons.
Le paysage commence à blanchir lorsque nous arrivons à Las Cuevas et nous décidons de passer la frontière au cas où la situation s’aggraverait.

 

L’ouverture du tunnel, en 1980, a amélioré les conditions de circulation. Nous rencontrons essentiellement des poids lourds (de tous les pays d’Amérique Latine). Actuellement les travaux de construction de pare-avalanches et d’élargissement provoquent des perturbations et nous sommes bloqués plus d’une heure avant la douane.

 

Formalités plutôt cocasses et nouveau bouchon. La nuit tombant, nous bivouaquons à la station de ski de Portillo, (qui accueillit les J.O. en 1958), située juste après la douane, devant un hôtel.        
 
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