04 - d'Ushuaia à Puerto Natales - Chili

1er janvier 2010

 

Après 2 semaines passées à Ushuaia et ses environs, le temps est venu de reprendre la route.

 

Nous profitons d'une connexion WiFi d'excellente qualité dans la rue principale pour passer quelques coups de téléphone avec Skype à la famille depuis le fourgon.
 
Nous remontons sur Tolhuin où nous passons 3 jours au bord du lac.
 
 

Une nouvelle étape à Rio Grande nous fait rencontrer des voyageurs peu ordinaires :

 

3 jeunes kayakistes argentins originaires de Tigre, Agustín, Luis et Diego, partis de La Quiaca, la ville la plus au Nord du pays, d’abord à bicyclette, tractant les kayaks sur 120 km puis par les fleuves jusqu’à  Buenos Aires et par l’océan jusqu’à Ushuaia, soit environ 7500 km.

 

Un couple de jeunes français, Béatrice et Patrick, tourdemondistes.

 

3 californiens surprenants, autant par leur look et leurs vélos que par leur gentillesse, partis du Nord de l’Alaska à destination d’Ushuaia sans rouler sur le bitume.

 

Plus quelques cyclistes français dont Huguette et Daniel.

 

Nous passons 2 soirées exceptionnellement riches en récits dans une ambiance très conviviale en savourant les truites péchées par Agustín (6 à 8 Kg) et cuisinées à la parilla par Diego.
 
 

 Une intéressante visite au musée de la Mision Salesiana nous enseigne la vie des Selk’Nam, premiers occupants de la Terre de Feu.

 

Avec l’accord du Padre Tico nous dormons dans la cour de l’établissement aujourd’hui reconverti en lycée agricole.

 

Nous faisons un crochet par l’estancia Maria Behety, 150.000 hectares, où nous avons le loisir de visiter librement les diverses installations et d’assister au travail de los esquiladores (tondeurs) dans le galpon (hangar) le plus grand du monde, pouvant contenir 5000 moutons. La tonte a commencé depuis 2 jours et il reste environ 30.000 brebis à tondre. A chaque poste de travail le personnel nous donne des explications sur les différentes tâches.

Une presse compacte la laine pour confectionner des ballots de 250 à 300 kg.
 
  
 

Le gaucho chargé de reconduire les bêtes tondues dans les pâturages aidés de ses chiens, vient vers nous pour s’assurer que nous n’avons pas oublié de le filmer.

 

De nombreuses estancias se sont reconverties dans le tourisme. Celle-ci, bien que recevant des touristes, est en activité et comme depuis longtemps nous souhaitions en voir une, nous sommes comblés au-delà de nos espérances.

 

 Nous quittons les lieux en milieu d’après-midi en direction de San Sebastian, douane argentine où nous dînons, distant de quelques kilomètres de San Sebastian, douane chilienne où nous dormons.

 

Nous dirigeant sur Punta Arenas, nous avons choisi de traverser le détroit de Magellan en partant de Porvenir. Le parcours vallonné se faufilant entre les estancias offre une belle vue sur la Bahia Inutil. Les 150 km de ripio sont parcourus à une bonne moyenne car la piste est en assez bon état, excepté vers la fin.

 

La capitale de la Terre de Feu chilienne compte environ 5000 habitants.

 

 Après la visite du musée qui retrace l’histoire de la colonisation de la région et des tribus Selk Nam, nous parcourons la ville calme, agréable et colorée, composée de nombreuses maisons victoriennes.
 
 

Peu de touristes empruntent cet itinéraire, préférant prendre le bac de Punta Delgada, beaucoup moins cher et profiter de la route goudronnée qui longe le détroit par l’autre rive.

 

Nous nous offrons notre premier restaurant typique chilien pour une poignée de pesos et réservons le bac pour la traversée du lendemain 14 h 00. Tarif : 31.300 pesos ch. le véhicule et 4.900 le passager, gratuit pour le conducteur. Nous passons une nuit paisible face à la baie.

 

Un bateau moderne nous conduit en 2 h 30 d’une navigation confortable, sur l’autre rive du Détroit.

 

Nous filons droit au supermarché refaire les provisions car comme à chaque passage de frontière (ou également changement de région en Argentine) il est interdit de détenir des fruits, des légumes, de la viande, du jambon et j’en oublie, alors nos placards sont vides.

 

Nous l’avions constaté à Porvenir et ça se confirme ici, les conducteurs chiliens paraissent plus respectueux du code de la route que leurs voisins et sont également plus fairplay.

 

Le centre ville est très animé, la plaza Muñoz Gamero est occupée par des stands de produits artisanaux et les touristes débarquant d’un énorme paquebot ancré dans la rade font marcher le commerce.
 
 

Nous déjeunons sur la costanera, avenue longeant le Détroit, en partie fermée à la circulation en raison des travaux de rénovation.

 

Nous effectuons quelques achats dans les commerces de la zone franche où les prix sont assez intéressants.

 

C’est ici que se vendent les pneus au meilleur prix mais nous n’avons pas trouvé ceux que nous voulions.

 

Nous passons chez VW pour une vérification de l’échappement car je pensais avoir un problème sur le filtre à particule mais heureusement c’est seulement de la boue collée.

 

Nous pensions acheter des cartes routières du Chili dans une station service Copec avant de quitter Punta Arenas mais nous nous en sommes occupés trop tard, c’était fermé. Nous verrons plus loin, pour l’instant le guide Firestone et le GPS nous suffisent.
 
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