25 - Paso Jama - Salta - San Antonio de Los Cobres

Du 4 au 10 juin 2010

 

La route depuis San Pedro de Atacama offre une série de paysages étonnants, s’élevant en douceur jusqu’à 4828 m pour redescendre au Paso Jama à 4400 m où ous effectuons les formalités douanières.
 
 
    
  
Nous parcourons environ 200 km pratiquement plats, entre 4200 et 4800 m d’altitude puis nous amorçons une grande et longue descente en laçets.
  

Nous avons zappé Susques où nous pensions dormir. Ville poussiéreuse, des camions partout, peu engageant et avons continué jusqu’à Tres Pozos, minuscule village au milieu de rien, entouré de sable et de lamas où nous arrivons au coucher du soleil.

 

Nous sommes accueillis par les enfants apparemment ravis de voir des touristes. On nous trouve même un coin où nous serons abrités du vent. A 3500 m les nuits sont fraîches : - 2° au réveil dans le fourgon. Quand on vous dit qu’on n’est pas frileux !

 

Nous traversons le salar de Salinas Grandes où travaillent la plupart des habitants de Tres Pozos, tout proche.
 
 

Nous faisons une halte à Purmamarca, plaisant village au pied du Cerro de los Siete Colores où se tient un marché artisanal haut en couleurs.

 

 
Au fil des kilomètres la végétation réapparaît, les cultures aussi. Nous traversons de nombreux champs de canne à sucre du côté de San Salvador de Jujuy que nous contournons pour nous rendre à Salta.

 

Après l’Office de Tourisme et le supermarché nous nous installons au camping municipal, dans le Sud de la ville.

 

Samedi 5, nous prenons le bus pour nous rendre dans le centre. Nous nous promenons autour de la Plaza 9 de Julio avec ses orangers, El Cabildo, les rues piétonnes, les maisons seigneuriales,  la Catedral Basilica, la Iglesia San Francisco, le marché central. C’est une belle ville, ses habitants la surnomment Salta La Linda.

 

Nous passons la soirée à la Vieja Estacion, Paseo Balcarce, quartier festif, hyper fréquenté et animé le soir. Ce restaurant propose une peña, musique folklorique et danses régionales gauchos, dans une ambiance sympathique, jusqu’à 5 h du mat.

 

Dimanche journée au camping pour se mettre à jour de lessive, bricolage, nettoyage du filtre à air en particulier et bla bla bla avec les voisins.

 

Après le plein de gasoil et la recharge d’une bouteille de gaz, nous reprenons la route. Par la RN 51, à partir de Campo Quijano nous suivons l’itinéraire du Tren de las Nubes, train touristique qui part de Salta jusqu’au viaduc La Polvorilla. La construction de la ligne à duré 27 ans : 21 tunnels, 29 ponts et 13 viaducs.

 

Jusqu’à Chorillos, la piste de ripio se confond par endroits avec le lit de la rivière.

 

A l’entrée de Ingeniero Maury nous sommes contrôlés par la Gendarmerie. Comme la nuit approche, nous en profitons pour leur demander un endroit pour bivouaquer. A l’écart de la route, en contrebas, se trouve leur caserne avec une belle cour arborée où ils nous proposent de nous installer.

 

Le lendemain au moment où nous reprenons la route, le train bariolé passe, escorté par deux voitures de sécurité et une ambulance.
 
 

Nous doublons ce convoi et roulons jusqu’à Incahuasi entourés de reliefs aux couleurs magnifiques.

 

Etonnés de ne plus voir la voie ferrée, nous consultons la carte et nous constatons qu’elle fait une boucle. Nous revenons jusqu’à Puerta Tastil (30 km) et quittons la nationale pour la suivre par la piste qui la longe. D’après un guide c’est à partir de là que le trajet est le plus spectaculaire.

 

Après quelques kilomètres la piste s’éloigne de la voie mais les deux se rejoignent à Tacuara. La piste est de plus en plus mauvais état. Nous ne voyons pas le village mais apercevons la voie de temps en temps au gré des reliefs, puis plus du tout. Enfin nous voyons quelqu’un à qui demander où va cette piste : pas très loin, autrefois oui, mais depuis plusieurs mois elle n’existe plus.

 

Nous rebroussons chemin et empruntons un (32 km de plus) semblant de piste qui va à San Bernardo de La Zorra que nous avions dépassé sans nous en rendre compte. Il faut dire que ce ne sont pas les panneaux qui gâchent le paysage. De plus en plus étroite, elle n’est manifestement pas utilisée depuis longtemps. A la sortie d’un virage, derrière une maison, nous devons nous rendre à l’évidence, ce n’est pas par là. Une dame nous regarde, l’air surpris. Elle nous apprend que la piste a été emportée par la rivière un an plus tôt.

 

Les émotions, ça creuse ! Et puisqu’il est l’heure, nous déjeunons dans le lit de la rivière à sec à qui nous devons, en partie, notre mésaventure.

 

Dépités, nous abandonnons et revenons sur la RN 51. A un passage à niveau, les « voitures suiveuses » sont arrêtées au bord de la route. Nous leur demandons où est cette satanée piste : il n’y en a pas, ils ont abandonné le train pendant cette partie du trajet et ont tout bonnement suivi la Nationale !

 

Le récit est un peu long mais l’aventure l’a été encore plus !

 

Nous arrivons à San Antonio De Los Cobres où nous pensions passer la nuit, vers 17 h. Village poussiéreux, démoralisant que nous quittons craignant d’y faire des cauchemars !

 

Nous bivouaquons 17 km plus loin, au pied du viaduc La Polvorilla, haut de 64 m, long de 224 m, à 4.200 m d’altitude, dans le calme absolu.
 
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