19 - Valle de Las Leñas - Valle Hermoso et RP 101 (ex Ruta 40)

Du 10/04 au 13/04/2010

 

En quittant le camping nous nous arrêtons à la station service où une surprise nous attend. Dans toutes les rues convergentes des files de voitures arrêtées. Nous, naïfs, nous allons directement à une pompe. Le pompiste nous dit : non, non, il faut faire la queue. Nous sortons de la station et nous plaçons derrière la voiture qui nous semble être la dernière de la file, dans un carrefour. Un automobiliste nous interpelle et nous dit : il faut faire la queue. Effectivement, la file s’étend bien au-delà du carrefour, sur environ 1 km. Nous quittons notre place et en faisant le tour du quartier nous nous apercevons qu’il y a une autre file avec une dizaine de véhicules, surtout des camions. J’interroge l’automobiliste devant nous qui me dit que cette pompe ne délivre que du gasoil ordinaire. Pas de problème, nous roulerons au gasoil ordinaire. Nous attendrons quand même plus d’une heure pour être servis car tous ceux qui sont devant nous remplissent des futs en plus de leur réservoir. Explication à cette situation, les stations sont livrées au compte goutte et la veille ils étaient en rupture de stock. Surprenant, sachant que nous sommes dans une zone d’exploitation pétrolière !

 

En route vers Valle Hermoso, nous nous arrêtons à Pozo de Las Animas,
(deux puits formés par l’effondrement des couches souterraines),  puis à Las Leñas, la station de ski dont la qualité de l’enneigement en fait sa réputation, excellente poudreuse en raison de son climat sec et froid, seul les prix du forfait et des hébergements sont chauds. Hors saison, tout est fermé, même pas un bistrot ouvert pour se décoller la poussière.
 

 

Nous attaquons la piste sur la pointe des pneus car l’Office du Tourisme nous a dit qu’elle n’est praticable qu’en 4x4 en raison de son mauvais état : pierres, trous, saignées, gués et autres réjouissances. Après un début à peu près correct, l’affaire se corse ; nous franchissons « le col » à 2858 m d’altitude et atteignons El Mirador à 2679 m au bout de 20 km, en 2 h.
 
 

Dur, dur, mais l’environnement : waouh !

 

Allez, plus que 6 km de descente, impressionnante, et nous y sommes !
 
 

 

Nous bivouaquons au bord d’un petit lac dans un cadre d’une beauté extraordinaire.
 
 

Dès la nuit tombée, nous restons une fois de plus, scotchés à admirer un ciel fabuleusement étoilé. Nuit fraiche, au réveil (9h) 1° dans le fourgon et des glaçons au bord du ruisseau.

 

Après une petite ballade pour profiter de cet environnement superbe qu’aucun bruit ne trouble : asado, bien sur.

 

Nous quittons à regret ce lieu enchanteur et sur la route du retour nous passons la nuit à Pozo de Las Animas.

 

Par la Ruta 40, goudronnée, nous allons jusqu’à El Sosneado, hameau dissimulé dans une forêt de peupliers. Contrôle de police à l’entrée du bourg, arrêt minute pour l’achat de pain et nous empruntons le RP 101 qui est l’ex Ruta 40. Quelques anciennes bornes subsistent encore ça et là.
 
 
Pendant les premiers kilomètres la piste est bonne mais les paysages quelconques (on doit devenir exigeants) puis la situation s’inverse. Des montées, des descentes, des canyons, des rivières, des cônes volcaniques, des hauts sommets enneigés, de la steppe, des cactus (les premiers) un tracé sinueux puis des longues lignes droites sur les plateaux, toute la panoplie y passe : assurément pittoresque.
 
 
Bivouac au bord d’un cours d’eau.
 
 

Puisque nous sommes au bord de l’eau, nous en profitons pour rincer le fourgon que l’on ne reconnaît plus tant il est poussiéreux.

 

Nous reprenons la piste sous un ciel chargé de nuages gris. Nous apercevons à peine les sommets de la Cordillère pendant les premiers kilomètres, puis, plus du tout.

 

Nous mettons 2 h pour parcourir la trentaine de kilomètres de tôle ondulée qui nous amène à Pareditas à travers un paysage sans beaucoup d’attrait.
 
 
Nous nous y arrêtons pour déjeuner et remarquons un monument érigé par le Consulat de France et la municipalité de San Carlos en 1996, dédié aux habitants de la localité en remerciement du sauvetage d’un aviateur français de l’Aéropostale,  Henri Guillaumet, qui s’était abimé dans la Laguna Del Diamante le 13.06.1930.
 
 
Nous retrouvons l’asphalte avec soulagement même si la circulation s’intensifie, notamment les camions. Ici aussi les peupliers sont partout, d’énormes saules pleureurs bordent la route et nous découvrons les premières vignes.
Grace à un réseau de canaux d’irrigation, les terres sont cultivables.

 

Puis la ville remplace peu à peu la campagne. Les agglomérations se succèdent, de moins en moins espacées, au fur et à mesure que nous approchons de Mendoza.

 

Il est 17 h lorsque nous stoppons devant l’Office de Tourisme.
 
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