36. d'Ascochinga à Gualeguaychu

Du mercredi 8 au mercredi 15 décembre 2010

 

Aujourd’hui, c’est férié. Sous un ciel mitigé nous nous arrêtons à Jésus Maria pour faire quelques courses. Nous faisons également le plein de gas-oil car on ne trouve pas encore partout d’euro gas-oil, contenant moins de soufre.

 

Nous poursuivons notre route au milieu de champs de céréales, dans une plaine sans fin, où le blé est déjà moissonné.

 

Nous pensions finir la journée et passer la nuit à Miramar, station balnéaire très vantée dans une émission de radio ce matin, située au bord de la Reserva Natural Bañados del Rio Dulce y Laguna Mar Chiquita. Cette réserve couvre 1.200.000 Ha dont 630.000 de lac (eau salée) alimenté par trois fleuves, Suquia, Xanaes et Dulce.
 
 

Plusieurs plages ont été aménagées et sont très fréquentées en été. Nous avions vu cette mer intérieure du ciel (Salta/Buenos Aires) en juin dernier. L’endroit nous déçoit, l’aménagement mi-fait, mi-à faire ou à refaire, gravats, bâtiments à l’abandon, eau glauque, relents d’eaux usées…. nous incitent à repartir.

 

Nous reprenons notre chemin et faisons halte à 1 km de la ville de Freyre, rien à voir, rien à faire.

 

Nous quittons la Province de Cordoba. Cette partie de l’Argentine, moins touchée que les grands sites incontournables par le tourisme de masse, vaut pourtant le détour. Nous avons aimé la région ainsi que l’accent des Coooordobèses.

 

Toujours des grands champs, des silos, des myriades d’oiseaux genre alouettes, des vaches laitières pour le dulce de leche, sans doute, sur plus de 600 kilomètres. 

 

Près des grandes villes, nous séjournons au camping pour plus de tranquillité, c’est le cas ici, nous trouvons le plus proche à 9 km.

 

Nous nous rendons en bus dans le centre de Rosario, troisième plus grande ville, 1.100.000 habtitants, ville natale d‘Ernesto Guevara, le Che. Visite de la Basilica Nuestra Senora del Rosario, du Musée et du Monumento Nacional a la Bandera (drapeau) avec vue panoramique sur le fleuve et ses îles du haut de sa tour de 78 M, la Mairie, puis l’Office du Tourisme où nous trouvons refuge pendant un orage accompagné d’un déluge. Après déjeuner, le ciel incertain ne nous permet pas d’aller sur la Costanera. Nous flânons un peu dans les rues piétonnes.

 

Le lendemain, nous faisons une balade au bord du Rio Parana, 2ème plus long fleuve d’Amérique du Sud après l’Amazone, avec un détour par la marina et ses voiliers (nostalgie).
 
 

Dans la nuit un orage éclate accompagné de vent fort. Le chien de notre voisin se met à l’abri sous notre fourgon et lorsqu’il se gratte se cogne au châssis. Il nous réveille, mais on ne dit rien, c’est un pitbull.

 

Il faut préciser que nous sommes au début de la saison des pluies. Dans la journée, il peut faire plus de 40° avec un taux d’humidité avoisinant 60 %. Le thermomètre n’affichait plus que 11° pendant l’orage durant la nuit.

 

Lundi matin, le beau ciel bleu a remplacé les nuages de ces derniers jours. Nous nous promenons sur la Costanera avant d’emprunter le pont à péage de 60 km qui relie Rosario et Victoria de l’autre côté du delta. En réalité, le pont ne mesure pas cette longueur car sur chaque île il est remplacé par une route surélevée.

                                                                                                        

Les prairies verdoyantes où paissent les troupeaux alternent avec de nombreux canaux et étangs.
 

 
Nous traversons Victoria où subsistent quelques façades témoignant du passé colonial et continuons jusqu’à Larroque où nous bivouaquons sur un terreplein devant l’église.
 
Tiens, on nous a fauché les enjoliveurs des 2 roues côté passager !

                   

Toujours sous le soleil nous arrivons à Gualeguaychu, sur les bords du fleuve éponyme.

Ballade dans l’immense Parque Unzue puis nous nous installons au camping Solar del Este, ombragé avec plage de sable fin.
 
 
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